A l’approche de la journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, célébrée chaque 9 décembre, l’Organisation des Nations Unies a mis en garde contre les menaces persistantes qui peuvent raviver le spectre du génocide.
Les conflits violents, l’impunité et les technologies numériques qui attisent la haine et la mésinformation sont des éléments qui concourent à faire ressurgir le spectre du génocide.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a rappelé que les conflits violents, l’impunité et l’usage des technologies numériques pour propager la haine et la désinformation constituent aujourd’hui des éléments inquiétants favorisant la résurgence de ce crime.
« Le génocide est une abomination, un crime horrible. Tous les états ont le devoir solennel de le prévenir et de le punir », a-t-il déclaré, insistant sur l’engagement pris par la communauté internationale lors de l’adoption de la convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide.
Antonio Guterres a exhorté les pays qui n’ont pas encore adhéré à la convention à le faire sans délai, et a appelé tous les états à l’appliquer pleinement. Il a également insisté sur la nécessité de traduire les auteurs en justice et de sensibiliser les nouvelles générations aux facteurs qui conduisent au génocide, tels que les discours de haine les inégalités et la désinformation.
En rendant hommage aux victimes et aux survivants, le chef de l’ONU a réaffirmé l’engagement premier de l’organisation : « assurer à chaque peuple le droit de vivre en sécurité, dans la dignité et la paix ».
R.T
