Un rapport Présenté devant la 4e Commission de l’Assemblée générale des Nations unies dénonce la présence continue de l’armée sioniste dans la zone tampon du Golan syrien depuis décembre 2024, et l’accuse d’une violation du droit international et des résolutions onusiennes.
Par Yakout Abina
Lors d’une déclaration officielle, les Nations unies ont affirmé que les projets de colonisation menés par l’entité sioniste sur le plateau du Golan, territoire syrien occupé depuis 1967, constituent une violation du droit international et des résolutions de l’ONU.
Dans un rapport consacré aux colonies dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est et le Golan syrien, Ilze Brands-Kehris, secrétaire générale adjointe aux droits de l’homme, a exprimé de vives préoccupations. Elle a déclaré que « la poursuite par les autorités d’occupation israéliennes de leurs efforts pour doubler le nombre de colons dans le Golan syrien occupé constitue une violation du droit international et des résolutions de l’ONU ».
Le document rappelle que l’ONU considère l’occupation du Golan comme illégale et souligne que toute tentative de modifier le statut de ce territoire est contraire aux principes de la Charte des Nations unies. Cette prise de position s’inscrit dans une série de critiques récurrentes de l’organisation à l’encontre des politiques de colonisation menées dans les territoires occupés.
Présenté devant la Quatrième Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, le rapport indique également que l’armée israélienne est entrée dans la zone tampon du Golan peu après le retrait des autorités syriennes et a mené des frappes aériennes sur le territoire syrien.
Il précise en outre que l’armée israélienne a « maintenu une présence continue à l’intérieur de la zone tampon depuis le 8 décembre 2024 ». Cette situation intervient alors que le Premier ministre Benyamin Netanyahou a réaffirmé publiquement son engagement à ce que « le plateau du Golan reste à jamais une partie intégrante » d’Israël.
La mainmise de l’entité sioniste sur une partie du plateau stratégique du Golan syrien remonte à la guerre des Six-Jours de 1967. Cette annexion, officialisée en 1981, n’est toujours pas reconnue par la majorité de la communauté internationale.
Y.A
