D’ici la fin de l’année en cours, ou au plus tard au début de l’année 2027, tous les anciens câbles en cuivre auront cédé la place à la fibre optique.
Par Saïd Slimani
C’est ce qu’a affirmé, hier samedi à Alger, le ministre de la Poste et des Télécommunications, M. Sid Ali Zerrouki, à l’occasion d’une Journée d’étude consacrée à la « Résilience et flexibilité des réseaux de télécommunications », organisée au siège d’Algérie Télécom pour célébrer la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information (17 mai). Le ministre a souligné l’engagement de son secteur à mener à bien ce remplacement total dans les délais annoncés.
Dans ce cadre, il a rappelé que l’Algérie, fidèle aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, travaille à bâtir « un système de télécommunications plus robuste, plus inclusif et mieux adapté aux transformations rapides ». Évoquant les progrès récents en matière de modernisation numérique, M. Zerrouki a indiqué que le pays compte plus de 7 millions d’abonnés à l’Internet fixe, dont plus de 3,4 millions à la fibre optique, et que la généralisation de cette technologie avancée se poursuit à un rythme accéléré sur l’ensemble du territoire.
Quant à l’Internet mobile, le nombre d’abonnés a dépassé les 51 millions. Le lancement prochain de la technologie 5G, a précisé le ministre, marquera une nouvelle étape caractérisée par une meilleure qualité de service et une capacité accrue des réseaux pour soutenir l’économie numérique, sans se limiter aux seules grandes villes densément peuplées. Il a également rappelé le projet de service universel des communications électroniques destiné à couvrir les zones à faible densité de population, dont la première phase a déjà concerné 1 400 localités, contribuant ainsi à réduire la fracture numérique.
Sur le volet de la résilience des réseaux nationaux, le ministre a souligné que l’Algérie a engagé un vaste processus d’ouverture aux communications électroniques par satellites en orbite non géostationnaire (NGSO), en complément des réseaux mobiles et de la fibre optique. Cette technologie offre une solution stratégique pour assurer la couverture dans les régions sahariennes, montagneuses, rurales et enclavées. L’objectif ultime, a-t-il insisté, est de construire une infrastructure numérique souveraine, car l’enjeu futur ne réside plus seulement dans le nombre d’abonnés, mais surtout dans la qualité, la fiabilité du service et la capacité des réseaux à résister en toutes circonstances.
S.S
