Brésil / Des proches de Bolsonaro placés sous surveillance judiciaire

 

 

La Cour suprême du Brésil a décidé, samedi, de placer en assignation à résidence dix anciens collaborateurs de Jair Bolsonaro reconnus coupables pour leur implication dans la tentative de coup d’État ayant suivi la défaite électorale de l’ex-chef de l’État. Cette mesure intervient dans un contexte de tension accrue, marqué par la fuite puis l’interpellation de l’un des principaux protagonistes de la conspiration.

Jair Bolsonaro a été condamné à vingt-sept ans de prison pour son rôle central dans les événements de 2023, la justice l’ayant désigné comme le dirigeant d’une organisation criminelle ayant cherché à conserver le pouvoir par des moyens autoritaires après l’élection présidentielle d’octobre 2022, remportée par Luiz Inacio Lula da Silva. Dans ce cadre, la plus haute juridiction du pays a ordonné des restrictions sévères à l’encontre de dix anciens hauts responsables de son administration, tous impliqués à différents niveaux dans la préparation et la justification du projet putschiste.

La décision judiciaire fait suite à la tentative d’évasion de Silvenei Vasques, ancien chef de la police, condamné à vingt-quatre ans et demi de réclusion. Interpellé au Paraguay alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un vol à l’aide de faux documents, il a été expulsé vers le Brésil et placé en détention provisoire. Un autre condamné, Alexandre Ramagem, ex-responsable des services de renseignement militaires, aurait quant à lui quitté le pays pour se réfugier aux États-Unis après le prononcé de sa peine.

Selon les autorités, les personnes concernées ont été reconnues coupables notamment pour avoir organisé des actions violentes, orchestré des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ou mené des travaux juridiques destinés à donner une apparence de légalité à un coup de force institutionnel. En plus de l’assignation à résidence, plusieurs interdictions leur ont été imposées, parmi lesquelles l’accès aux réseaux sociaux, tout contact avec d’autres personnes mises en cause, la délivrance de passeports, le port d’armes à feu ainsi que toute visite extérieure, comme l’a précisé la police fédérale dans un communiqué.

Bien que condamnés, ces anciens responsables bénéficiaient jusqu’à présent de leur liberté, les procédures d’appel étant toujours en cours devant la Cour suprême. Les juges n’ont pas rendu publics leurs noms, indiquant seulement qu’ils occupaient tous des positions intermédiaires au sein du dispositif de la conspiration. Toutefois, l’avocat de Filipe Garcia Martins, ancien conseiller de Jair Bolsonaro pour les affaires internationales, a confirmé que son client figurait parmi les personnes assignées à résidence. Jusqu’alors, ce dernier était soumis au port d’un bracelet électronique et à une interdiction de quitter sa ville de résidence.

Âgé de soixante-dix ans, Jair Bolsonaro a été reconnu responsable d’avoir coordonné une entreprise destinée à remettre en cause l’ordre constitutionnel, illustrant, selon la justice, une tentative concertée de remise en cause du processus démocratique brésilien.

 

KAD

 

 

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