Le 15 avril de chaque année correspond à deux événements majeurs : le 68e anniversaire de la création de l’équipe du FLN et le 70e anniversaire de la disparition du chahid Souidani Boudjemaa.
Par Saïd Slimani
La fondation Machaâl Echahid a organisé une rencontre au forum « El Moudjahid », consacrée au thème de la participation des sportifs à la glorieuse Révolution du Révolution du 1er Novembre 1954. Plusieurs personnalités du paysage médiatique y ont pris part. En l’absence du président de la fondation FLN, Mohamed Maouche, empêché pour des raisons de santé, d’anciens journalistes ont mis en lumière le rôle déterminant joué par l’équipe du FLN dans la promotion de la cause algérienne pour l’indépendance.
Pour Benyoucef Ouadia, les gloires de l’équipe du FLN ont véhiculé la plus belle image d’une révolution, alors même qu’elles avaient l’opportunité de disputer la Coupe du monde 1958 avec la France. « J’ai eu l’honneur d’en connaître certains, dont feu Abdelaziz Bentifour. Ils ont donné une leçon à plusieurs pays. Outre leur élégance et leurs qualités intrinsèques de grands joueurs, ils étaient de véritables ambassadeurs. D’ailleurs, leur victoire historique à l’extérieur face à la Yougoslavie, ainsi que leur attachement au drapeau, ont poussé l’ambassadeur de France à quitter le stade », a-t-il souligné.
Dans le même esprit, Lakhdar Berriche a mis en avant le témoignage de neuf membres de cette équipe dans un documentaire intitulé « Coup franc ». « Il faut retenir leur modestie et leur disponibilité. Ils ont tout abandonné, alors qu’ils pouvaient prétendre à un avenir radieux, pour rejoindre la lutte anticoloniale à travers le football. Je citerai l’exemple de feu Mustapha Zitouni, l’un des meilleurs défenseurs du monde à l’époque, qui avait décliné une offre du Real Madrid avec une réponse mémorable. Il avait affirmé au président madrilène, Santiago Bernabéu, qu’il allait signer dans la meilleure équipe du monde : l’équipe du FLN ».
Le professeur Aissa El Hadi, auteur d’un ouvrage sur l’équipe du FLN et la diplomatie sportive, a rappelé le parcours du chahid Souidani Boudjemaa qui, avant de rejoindre le maquis, était également un excellent joueur à Guelma. Il a insisté sur la nécessité de privilégier la diplomatie sportive, à l’image de ce qu’avait accompli l’équipe du FLN. « Ces joueurs professionnels ont marqué l’histoire par leur engagement envers la cause nationale, alors qu’ils pouvaient prétendre à une carrière exceptionnelle. Il faut s’inspirer de leur parcours pour s’imposer dans les plus grandes instances sportives internationales ».
Les autres intervenants, tels que Aïssa Kacemi et Abderezzak Dekkar, ont également mis en valeur la contribution des membres de cette équipe, avant et après l’indépendance, au développement du football national.
SS