Le ministère de l’Environnement et de la qualité de la vie met à la disposition des porteurs de projets, dans les domaines liés à l’environnement et au recyclage, une cellule d’orientation ayant pour mission de faciliter le développement des projets soumis.
Par Mohamed Zahar
Un formulaire électronique est également disponible sur le site du ministère afin de faciliter le contact et permettre aux porteurs de projets de toucher plus facilement les départements concernés.
“En ce qui concerne les porteurs de projets dans le domaine de l’environnement, relevant de start-up et de micro-entreprise, le ministère de l’Environnement met à votre disposition une cellule interne pour vous orienter”, peut-on lire sur le site.
“La réception des porteurs de projets se fera deux fois (02) par mois (le 2ème et le dernier Jeudi de chaque mois), par les membres de la cellule interne d’orientation des porteurs de projets dans le domaine de l’environnement, relevant de start-up et de micro-entreprise”, précise le ministère.
Le ministère de l’Environnement a affiché, à différentes occasions, sa volonté d’accompagner les porteurs de projets afin de leur permettre de contribuer au développement économique du pays tout en participant à l’effort collectif visant à apporter un plus à l’environnement.
Cette volonté s’est, d’ailleurs, illustrée, mardi dernier, lors de la signature d’un
Mémorandum d’entente entre le ministère de l’Environnement et de la qualité de la vie et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique visant à valoriser les produits de la recherche scientifique dans le domaine de l’environnement.
Concrètement, cet accord a pour objectif d’aider les étudiants à transformer leurs projets en micro-entreprises.
Lors de la cérémonie de signature, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Kamel Baddari a indiqué que cette coopération entre les deux secteurs tendait à « renforcer le rôle économique de l’université et à raffermir sa relation avec son environnement socioéconomique, notamment concernant la protection de l’environnement ».
De son côté, la ministre de l’Environnement et de la qualité de la vie, Nadjiba Djilali a insisté sur l’importance de cette «coopération stratégique», à même de valoriser les produits de la recherche scientifique en matière de développement de l’environnement, et de permettre aux étudiants de transformer leurs projets innovants en micro-entreprises, en appui aux efforts nationaux, pour faire face aux défis environnementaux croissants, notamment à travers le renforcement des technologies propres.
Investir dans le secteur du recyclage, tout particulièrement, pourrait être très prometteur, notamment avec les dernières mesures prises par les autorités dont l’interdiction d’exporter un certain nombre de déchets dans le but de les exploiter localement.
En décembre dernier, Karim Ouaman, ex-DG de l’Agence nationale des déchets, a déclaré au journal El Moudjahid que « l’interdiction d’exportation de certains déchets en Algérie n’est pas seulement une mesure de protection de l’environnement, mais un choix pour transformer ces déchets en opportunités socio-économiques”.
D’après lui, l’interdiction d’exporter les déchets, notamment ceux des métaux ferreux et non ferreux, des batteries usagées et des peaux brutes pourrait stimuler le développement d’une filière locale de recyclage et de valorisation de ces matériaux.
Cette mesure pourrait être un “levier majeur pour l’Algérie qui se positionne comme un acteur dynamique et innovant dans le domaine du recyclage, en s’appuyant sur ses succès passés et en offrant un environnement propice à l’investissement étranger, tout en respectant les normes internationales de protection de l’environnement”, a-t-il dit.
M.Z
