Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a procédé mardi à la signature d’un accord de collaboration entre son département et l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS). La cérémonie a eu lieu au siège du ministère.
Par Rihab Taleb
Cette rencontre, qui a réuni M. Kamel Baddari et le président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, M. Kamel Sanhadji, constitue une étape stratégique destinée à rapprocher la recherche scientifique des besoins réels de la société. Elle vise à orienter les travaux de recherche vers les problématiques sanitaires majeures auxquelles l’Algérie est confrontée, tout en positionnant l’université comme un levier central de la souveraineté sanitaire nationale.
Baddari a souligné que la convention signée représente une avancée significative dans le renforcement des capacités souveraines de l’État. Elle vise à établir un lien concret et durable entre l’université et son environnement socio-économique, tout en encourageant l’intégration des différents secteurs nationaux autour d’objectifs communs.
Le ministre a précisé que cette initiative reposait sur trois axes fondamentaux : La structuration du partenariat entre l’Agence nationale de la sécurité sanitaire et les universités algériennes, afin de promouvoir un cadre de coopération institutionnelle solide ; la mobilisation des compétences scientifiques, universitaires et des chercheurs pour contribuer activement à la recherche appliquée dans le domaine de la sécurité sanitaire nationale, en appui aux politiques publiques en la matière ; Le déploiement de programmes académiques et scientifiques axés sur les enjeux de la souveraineté sanitaire du pays.
Ce partenariat marque une évolution vers une collaboration intersectorielle intégrée, pleinement alignée avec la vision stratégique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Cette vision place l’université algérienne au cœur du processus de développement, en tant qu’institution ouverte sur son environnement et acteur clé de la citoyenneté active.
Pour sa part, M. Sanhadji a déclaré que cette convention représente une étape stratégique majeure dans la construction d’un système national efficace de sécurité sanitaire, fondé sur le savoir, la recherche scientifique et l’enseignement supérieur. Elle reflète également la volonté partagée des deux institutions de mettre en place des cadres de coopération solides et durables, reposant sur des approches scientifiques intégrées, répondant aux exigences de la santé publique et aux priorités de l’État.
Ce partenariat est d’une importance capitale pour le développement technologique dans les domaines liés à la sécurité sanitaire. Sur le plan universitaire et pédagogique, il s’agit de garantir une formation supérieure adaptée aux besoins du secteur de la santé, en adéquation avec les avancées scientifiques et technologiques actuelles.
L’accord prévoit également la modernisation et la planification stratégique de l’ensemble des systèmes de formation dans le domaine de la santé, notamment le système de formation médicale, ainsi que la coordination des efforts en matière de prévention des risques sanitaires.
R.T
