
Dans le cadre des efforts déployés par l’ONU pour la lutte antimines dans plusieurs pays, le service spécialisé de l’organisation (UNMAS) a mené des actions en République démocratique du Congo (RDC).
Par Ikram Haou
Il a ainsi recensé 357 zones contaminées par des mines antipersonnel. À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation à la lutte antimines, célébrée le 4 avril de chaque année, l’UNMAS a déclaré que les mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre constituent une grave menace pour les populations civiles en Ituri (RDC). Ils génèrent une insécurité durable, limitent l’accès aux terres agricoles et aux infrastructures, et freinent le retour des personnes déplacées.
Le nombre total des zones contaminées en raison des guerres successives reste préoccupant en RDC, avec 357 zones, principalement dans l’Est du pays, en raison de l’activisme des groupes armés affrontant les forces armées congolaises (FARDC). La découverte d’engins explosifs est devenue fréquente en RDC, plus précisément en Ituri, dans les territoires de Djugu et d’Irumu. Selon des sources sécuritaires, environ 25 engins ont déjà été neutralisés depuis le début de l’année 2026.
D’autres engins restent toutefois présents dans des zones difficiles d’accès en raison des opérations militaires en cours, notamment à Jiba, Fataki et Bule. Leur destruction est attendue par les équipes du Service de lutte antimines des Nations unies et leurs partenaires. L’UNMAS a rappelé que ces engins continuent de menacer la sécurité des populations, entravant l’accès aux terres agricoles et aux infrastructures, et ralentissant le retour des déplacés. Face à cette situation, les Nations unies intensifient les actions de sensibilisation pour alerter les communautés sur les dangers liés à ces explosifs.
L’accent a également été mis sur la prévention, la réduction des risques et le renforcement de la prise en charge nationale. L’UNMAS a expliqué qu’investir dans la lutte antimines, c’est protéger les civils, favoriser la reconstruction et contribuer à une paix durable, a-t-on indiqué.
I.H
