Dans le parc culturel national de l’Ahaggar, à Tamanrasset, un guépard saharien, espèce rare et menacée, a été vu. Il a même été filmé. Une grande bonne nouvelle pour la faune de notre grand pays qui a eu à souffrir, elle aussi, de la sauvagerie de la « civilisation française »
Par Chaimaa Sadou
Cette découverte majeure confirme la présence de ce félin légendaire dans le désert algérien.
Connu localement sous le nom d’ « Amayas », l’animal a été observé dans la zone nord du parc, grâce à une vidéo capturée par un amateur. Selon un communiqué du ministère de la Culture et des Arts publié samedi dernier, le spécimen a été repéré dans une région montagneuse isolée, entre les secteurs d’Amguid et de Tefedest.
Cet enregistrement constitue une preuve précieuse de la survie du guépard saharien, une sous-espèce extrêmement rare qui subsiste dans certaines zones reculées du Sahara algérien. La dernière observation officielle remontait à avril 2020, dans la région de l’Atakor, lors d’un programme scientifique mené avec des institutions nationales et internationales.
Classé parmi les félins les plus menacés au monde, Acinonyx jubatus hecki ne compterait plus que quelques centaines d’individus sur la planète. En Algérie, sa présence est si discrète que chaque signalement devient un événement. Le ministère a salué le travail des équipes du Projet des parcs culturels algériens (PPCA), engagées dans des actions de préservation intégrées à une stratégie nationale et régionale de protection de la biodiversité.
La participation des populations locales est jugée essentielle : chaque témoignage ou image d’animaux rares, recueillis lors de leurs visites dans les parcs, alimente les efforts de conservation. L’apparition d’Amayas dépasse ainsi la simple découverte. Elle incarne un symbole d’espoir tout en rappelant l’urgence de protéger un patrimoine naturel fragile, héritage d’un désert à la fois riche et vulnérable.
C.S
