Au moins 139 Palestiniens dont 39 enfants ont été tués par l’armée et la police de l’entité sioniste dans les territoires palestiniens occupés et à Ghaza en quatre jours, selon des sources palestiniennes.
En Cisjordanie, occupée par le régime sioniste depuis plus de 50 ans, les agressions contre les civils Palestiniens ont été très violents avec 11 Palestiniens tués, la plupart par des balles réelles tirées par les soldats israéliens, et plus de 150 blessés, selon les autorités palestiniennes.
“On n’a pas vu des affrontements et des manifestations (de cette ampleur) depuis la deuxième Intifada”, le soulèvement palestinien de 2000 à 2005, a déclaré un responsable palestinien.
“Ce serait une honte de ne rien faire quand on voit ce qu’il se passe à Ghaza, si nos dirigeants ne font rien, nous devons faire quelque chose”, a déclaré Ouday Hassan, un manifestant de 21 ans, à Al-Bireh près de Ramallah.
L’armée sioniste, malgré ce bilan assez lourd, a multiplié les frappes aériennes sur la bande de Gaza hier samedi tandis que les combattants palestiniens ont tiré de nouveaux barrages de roquettes vers plusieurs villes dont Tel Aviv alors qu’aucune accalmie ne semblait en vue dans la région qui connaît ses plus graves violences depuis 2014.
En début d’après-midi, un immeuble dans la bande de Gaza abritant les bureaux de l’agence de presse américaine Associated Press et de la chaîne d’information du Qatar Al Djazira s’est effondré après avoir été touché par un missile israélien.
Un journaliste d’AP a confirmé que l’immeuble avait été détruit et que toutes leurs équipes étaient saines et sauves mais choquées.
Un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que celle-ci avait visé l’immeuble, affirmant qu’il abritait des unités de renseignement du Hamas.
Des diplomates de pays arabes et des Etats-Unis tentaient d’obtenir un arrêt des violences qui ont fait au moins 139 morts, dont 39 enfants, dans la bande de Gaza depuis que les heurts ont commencé lundi dernier, selon un décompte des secours palestiniens.
Israël a recensé neuf morts, parmi lesquels des enfants.
Dans la nuit de vendredi à samedi, quelque 200 roquette ont été tirées par des combattants du Hamas sur des villes d’Israël dont l’aviation a bombardé des cibles, utilisées selon elle par le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza.
Les frappes aériennes ont tué plus de 15 Palestiniens dans la bande de Gaza, selon les sources, dont une femme et quatre de ses enfants qui ont été tués lorsque leur logement situé dans un camp de réfugiés a été touché.
EFFORTS DIPLOMATIQUES
L’armée israélienne a dit avoir mené des frappes contre un appartement situé dans le camp de Beach utilisé par le Hamas. Une enquête est en cours sur cet incident, a-t-elle précisé.
En Israël, des milliers d’Israéliens ont couru vers les abris. Des sirènes ont retenti à plusieurs reprises dans Tel Aviv samedi. Une roquette a touché un immeuble résidentiel dans la banlieue de Ramat Gan, tuant un homme de 50 ans selon les secours.
Les efforts diplomatiques menés par les pays de la région et par la communauté internationale pour mettre un terme aux violences sont pour l’instant restés vains.
L’Egypte, à la tête des initiatives régionales pour tenter de parvenir à un apaisement, a dépêché des ambulances dans la bande de Gaza pour emmener des blessés dans des hôpitaux égyptiens.
Avant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies prévue dimanche pour discuter de l’aggravation des violences entre Israël et les combattants palestiniens, l’émissaire du gouvernement américain Hady Amr, chargé des affaires israéliennes et palestiniennes au Département d’Etat, s’est rendu sur place vendredi.
L’ambassade américaine en Israël a déclaré que l’objectif était de “renforcer la nécessité de travailler à un calme durable”.
K-A.D
