L’Autorité palestinienne et le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) ont dénoncé samedi le veto américain à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un cessez-le-feu humanitaire immédiat dans la bande de Ghaza. Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé samedi la position américaine comme étant “agressive et immorale, et une violation flagrante de toutes les valeurs et de tous les principes humanitaires”, tout en remerciant les Etats membres favorables à la résolution d’être “aux côtés de la justice, de la paix et de l’éthique humaine”. Dans un communiqué, il a déclaré que cette décision rendait les Etats-Unis complices des “crimes de guerre commis par les forces d’occupation israéliennes contre les Palestiniens dans la bande de Ghaza, en Cisjordanie et à Jérusalem”. Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a déclaré samedi que ce veto était “une honte et une nouvelle autorisation pour l’Etat occupant de continuer à tuer, à détruire et à déplacer”. Le veto “révèle le mensonge de la préoccupation pour la vie des civils, et que ce qui s’est passé est une insulte aux peuples libres du monde et une violation des valeurs de vérité, de justice, de liberté, des droits de l’homme, et de tous les pays qui appellent aux droits de l’homme”, a-t-il noté. M. Shtayyeh a appelé les membres de l’ONU à poursuivre leurs efforts pour mettre un terme à l'”agression” israélienne, acheminer de la nourriture, des médicaments et du carburant et rétablir la ligne de vie de la bande de Ghaza, coupée depuis plus de deux mois. Le Hamas a, pour sa part, qualifié l’administration américaine de “complice de l’assassinat du peuple palestinien, par son soutien politique et militaire à Israël”. Le mouvement a remercié les pays qui ont voté en faveur du projet de résolution, appelant la communauté internationale à prendre des mesures sérieuses et concrètes pour “mettre fin aux massacres de l’occupation” à Ghaza.
R.I
