Depuis lundi, la Bibliothèque nationale d’Algérie organise des journées portes ouvertes consacrées à la mise à jour de la plateforme numérique Fahrassa, créée en 2023. Cette initiative, placée sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, est menée en collaboration avec le Syndicat national des éditeurs de livres (SNEL) et l’Organisation nationale des éditeurs de livres (ONEL).
Par Malika Azeb
Ces portes ouvertes, qui s’achèvent aujourd’hui, ont réuni dès leur première journée une vingtaine d’éditeurs venus de différentes régions du pays. Leur objectif était de s’informer sur les nouvelles facilités offertes par la numérisation dans le domaine de l’édition.
Les améliorations apportées à la plateforme concernent principalement le dépôt légal à distance des ouvrages ainsi que l’obtention de l’ISBN (International Standard Book Number) sans nécessité de déplacement, comme l’a expliqué le directeur général de la Bibliothèque nationale, M. Mounir Bahadi.
Lors de l’ouverture de ces journées, les participants ont assisté à une présentation détaillée sur les différentes étapes d’utilisation de la nouvelle version de Fahrassa. L’exposé a mis en valeur les efforts entrepris pour digitaliser les services de la Bibliothèque nationale et renforcer les liens de concertation avec les professionnels de l’édition.
Cet événement a également permis d’aborder plusieurs problématiques rencontrées sur le terrain, notamment les différends entre auteurs, imprimeurs et éditeurs, la situation des manuscrits déposés mais non publiés, ou encore les conséquences juridiques de la dissolution de certaines maisons d’édition ayant conduit à la création de nouvelles structures.
À cette occasion, M. Bahadi a rappelé les dispositions de la loi 15-13 du 15 juillet 2015 relative à l’édition, en insistant sur l’article 8 qui impose un respect absolu de l’éthique professionnelle. Il a souligné que « même un simple citoyen-lecteur a le droit de saisir les autorités compétentes pour signaler le contenu de tout manuscrit allant à l’encontre des principes, des valeurs et des symboles de la Nation ».
Enfin, la question d’un cadre juridique régissant les relations entre éditeurs et théâtres en Algérie a également été soulevée. L’idée envisagée consiste à promouvoir l’édition systématique de livres regroupant les textes des pièces de théâtre sélectionnées par les différentes commissions de lecture.
M.A
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