Ebola progresse en RDC/Plus de 500 cas confirmés et les autorités redoutent une aggravation de l’épidémie

Le nombre de cas confirmés d’Ebola continue d’augmenter en République démocratique du Congo. Les autorités sanitaires ont annoncé 515 cas et 91 décès, tout en alertant sur le risque d’une nouvelle hausse des contaminations si des mesures urgentes ne sont pas prises.

 

 

Par Hamida Indja

Le bilan de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo s’élève désormais à 515 cas confirmés, dont 91 décès, selon le dernier rapport publié dimanche par le ministère congolais de la Santé publique. Les autorités sanitaires mettent également en garde contre la poursuite de la propagation de la maladie et le risque d’une augmentation du nombre de cas dans les prochains jours.

D’après les données les plus récentes du ministère, trois nouveaux patients atteints d’Ebola ont été déclarés guéris, portant à 12 le nombre total de personnes rétablies au 6 juin.

Le rapport fait également état de 117 cas suspects recensés dans les zones affectées par l’épidémie. Par ailleurs, 283 personnes sont actuellement placées en isolement ou hospitalisées afin de recevoir les soins nécessaires et de limiter la transmission du virus.

Les autorités sanitaires ont indiqué qu’un nombre important de cas confirmés ont présenté leurs premiers symptômes entre le 14 et le 23 mai. Cette situation laisse penser à une contamination provenant d’une même source, avec un pic enregistré le 18 mai.

Le rapport précise également qu’un autre groupe de malades a commencé à développer des symptômes entre le 25 mai et le 3 juin. Cette évolution montre que la maladie continue de circuler et de provoquer de nouvelles contaminations.

Les responsables du secteur de la santé ont averti qu’une augmentation rapide du nombre de cas pourrait survenir si des mesures efficaces ne sont pas mises en œuvre dans les plus brefs délais.

Selon le ministère de la Santé publique, la riposte à l’épidémie demeure entravée par plusieurs difficultés, notamment la faiblesse du suivi des contacts, les réticences liées aux examens post-mortem, le manque de places dans les centres de traitement Ebola, l’insuffisance des équipements de protection contre l’infection ainsi que le déficit de financement.

Les autorités ont précisé que le taux de suivi des contacts dans les trois régions touchées atteint actuellement 50,3 %, alors que l’objectif fixé est de 95 %, ce qui représente un écart particulièrement important.

Les capacités des laboratoires demeurent également sous forte pression, notamment dans la région du Nord-Kivu. Selon le rapport, 193 résultats d’analyses restaient encore en attente en raison d’un manque de réactifs indispensables aux tests.

Cette épidémie, provoquée par le virus Bundibugyo, a été officiellement déclarée le 15 mai par le ministère congolais de la Santé publique.

Les régions touchées, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, regroupent près de 15 millions d’habitants. Elles connaissent d’importants déplacements de populations à l’intérieur du pays ainsi que des mouvements transfrontaliers vers les États voisins, ce qui accroît les risques de propagation de la maladie.

H I

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