Droit international/Antonio Guterres met en garde contre son affaiblissement du droit international

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a tiré la sonnette d’alarme quant à la dégradation du droit international, notamment en raison de la multiplication des conflits à l’échelle mondiale.


Par Malika Azeb

Guterres a, dans un discours prononcé à l’occasion du 80e anniversaire de la Cour internationale de Justice, célébré à La Haye, souligné que le droit international est de plus en plus fragilisé par les situations actuelles qui affaiblissent l’ordre mondial, telles que les crises au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine, le conflit au Soudan et les tensions à Ghaza.

Il a averti que le droit international est aujourd’hui mis à mal, dénonçant des règles ignorées et des civils laissés vulnérables face à des souffrances intolérables. Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a également souligné que « le respect du droit international est piétiné » à travers le monde, de manière particulièrement « flagrante au Moyen-Orient », évoquant des obligations humanitaires bafouées et des protections accordées aux Nations unies violées.

Guterres a appelé à préserver le rôle du droit face aux rapports de force. Selon lui, l’abandon des règles internationales au profit de la puissance brute entraîne inévitablement une instabilité globale, avec des conséquences économiques et humanitaires majeures, notamment pour les populations les plus vulnérables.

Il a insisté sur la nécessité de ne pas se détourner du droit international, mais de le réaffirmer afin de mettre en place un système fondé sur le respect des règles plutôt que sur la loi du plus fort.

Au-delà de la célébration de l’anniversaire de la CIJ, le secrétaire général de l’ONU a voulu adresser un message sans équivoque en déclarant que « le droit international s’applique à tous les États, sans exception, et que le respect de ces règles n’est pas facultatif », ajoutant que ce droit est indispensable dans un monde marqué par une rivalité des puissances plus aiguë.

Guterres a affirmé que « la CIJ est l’organe judiciaire principal des Nations unies et un pilier de l’ordre juridique international ».

La CIJ a été créée après la Seconde Guerre mondiale et est chargée de trancher les différends entre les États ; elle peut également rendre des avis consultatifs à la demande de l’ONU.

Actuellement, la CIJ est confrontée à un nombre croissant d’affaires, notamment liées aux conflits en cours dans le monde ainsi qu’aux enjeux climatiques. Elle se penche aujourd’hui sur des dossiers sensibles, en particulier celui du génocide concernant le Myanmar et les opérations militaires à Ghaza.

Mais, en dépit du rôle central de la CIJ dans la résolution de nombreux différends internationaux, son autorité demeure limitée, car les États ne reconnaissent pas automatiquement sa compétence et certaines décisions sont contestées.

Dans ce contexte, Antonio Guterres a exhorté les pays à renforcer le droit international, à réaffirmer leur attachement au règlement pacifique des différends, à respecter les arrêts de la CIJ, à donner suite à ses avis consultatifs et à faire respecter la Charte des Nations unies.

M.A

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Next Post

Produits d’entretien / Un gros danger pour la santé humaine

dim Avr 19 , 2026
Les produits d’entretien, censés assainir nos logements, peuvent en réalité polluer l’air intérieur. Utilisés dans des espaces clos, ils augmentent l’exposition à des substances nocives et menacent la santé publique.   Par Yakout Abina La surconsommation d’antibiotiques en médecine a longtemps été considérée comme la principale cause de l’apparition de […]

ENTRE NOUS

Quotidien national d’information

Edité par EURL Rocher du Faucon

Directeur de Publication: Nasser MOUZAOUI

Adresse: Maison de la presse, 1, rue Bachir Attar, Place du 1er Mai, Alger-Algérie.

E.MAIL: entrenousdz2020@gmail.com