La Chine, moteur économique de l’Asie et acteur majeur du commerce mondial, a enregistré une croissance de 5,3 % de son produit intérieur brut durant le premier semestre de l’année 2025. En dépit d’un contexte international incertain, le pays continue de démontrer la robustesse de son économie et d’accroître son attractivité, notamment à travers des investissements croissants sur le continent africain.
Par Rihab Taleb
Ce taux de croissance, publié par le Bureau national des statistiques, témoigne de la résilience de l’économie chinoise face à une conjoncture mondiale complexe.
Selon Muntesi Madakufamba, expert zimbabwéen et directeur du Centre de recherche et de documentation d’Afrique australe, la stabilité et la capacité d’adaptation du modèle économique chinois face aux multiples pressions constituent une opportunité stratégique pour les pays africains. Il souligne que les relations économiques sino-africaines s’intensifient, portées par une complémentarité grandissante entre les besoins du marché chinois et les ressources disponibles en Afrique.
La Chine, qui représente la première destination des exportations africaines, a récemment pris la décision d’exonérer de droits de douane les produits provenant de 53 pays du continent. Cette mesure marque un tournant décisif dans les relations économiques entre la Chine et l’Afrique. Elle pourrait favoriser une transformation en profondeur des structures d’exportation africaines, en facilitant l’accès de leurs produits aux marchés asiatiques.
M. Madakufamba met en avant les retombées positives de cette dynamique, notamment pour le Zimbabwe. Il estime que cette ouverture commerciale offre au pays une opportunité unique de diversification économique, d’élargissement de sa base industrielle et de réduction de sa dépendance à l’égard de ses partenaires traditionnels. Il insiste également sur les effets structurants des investissements chinois, qui ciblent des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, les télécommunications et les infrastructures. Ces apports pourraient jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de la compétitivité économique du Zimbabwe.
Par ailleurs, il souligne que cette coopération va au-delà des aspects commerciaux, en intégrant des programmes de transfert de technologies et de développement des compétences locales, favorisant ainsi la transformation structurelle de plusieurs économies africaines.
La Chine s’affirme ainsi comme un partenaire central dans la dynamique de développement du continent, jouant un rôle de catalyseur pour une Afrique en quête de diversification, d’industrialisation et de montée en valeur ajoutée.
R.T
