La wilaya de Batna vise un volume annuel de 33 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées d’ici à 2027, a déclaré Omar Benfarhi, directeur de l’unité locale de l’Office national d’assainissement (ONA), lors d’une journée d’étude technique organisée au centre de recherche scientifique de l’université Mustapha Benboulaïd (Batna-2). Selon lui, cet objectif sera atteint grâce à la mise en service prochaine des nouvelles stations d’épuration situées à Barika, Fesdis et Batna 2.
Par Ali Boudefel
Actuellement, les stations en exploitation — dont celles de l’ancienne station de Batna, d’Arris, de Timgad et de Cheddi (Merouana) — traitent environ 8 millions de mètres cubes d’eau par an.
Lors de cette rencontre, le wali de Batna, Mohamed Benmalek, a annoncé le démarrage imminent des travaux de la deuxième station d’épuration de la ville de Batna, un projet autrefois gelé et désormais relancé avec une enveloppe budgétaire de 5 milliards DA. Le responsable a également précisé que les travaux de la station de Barika, interrompus depuis quelque temps, reprendront prochainement.
M. Benmalek a mis en avant les avancées de la wilaya dans l’utilisation agricole des eaux usées épurées. Il a rappelé l’initiative pionnière lancée en 2021, fruit d’une convention entre l’ONA et l’ex-ferme pilote Abdessamad Salah, pour irriguer 100 hectares grâce aux eaux recyclées de la station de Timgad. En 2023, cette expérience a été élargie par une nouvelle convention permettant d’irriguer 20 000 arbres fruitiers à partir des eaux traitées de la station d’Arris.
Le wali a souligné que la construction de nouvelles stations d’épuration permettra non seulement de renforcer le réseau local, mais aussi d’élargir les surfaces agricoles irriguées. À titre d’exemple, la seconde station de Batna, avec sa capacité de traitement de 70 000 m³ par jour, devrait permettre l’irrigation d’environ 1 000 hectares.
De son côté, Mohamed Tahar Djouini, directeur régional de l’ONA couvrant plusieurs wilayas (Batna, Khenchela, Oum El Bouaghi, Biskra, Ouled Djellal et El Meghaïer), a mis en avant l’intérêt de cette journée d’étude. Selon lui, l’événement offre une opportunité pour approfondir les connaissances sur les méthodes modernes de réutilisation des eaux épurées dans divers secteurs : agricole, industriel et urbain. La rencontre, organisée par un bureau d’études spécialisé, a rassemblé des experts, des responsables concernés et des universitaires.
A.B
