La rapporteuse spéciale des Nations unies pour les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a déclaré avant-hier dimanche que les États devaient couper leurs relations économiques, politiques et militaires avec I’Etat sioniste pour mettre fin au génocide en cours à Gaza.
Par Karim-Akli Daoudi
Lors d’un entretien accordé à ONU Info, Mme Albanese a insisté sur la nécessité d’« imposer des sanctions et de suspendre les relations économiques, diplomatiques, politiques et militaires avec Israël afin de mettre fin à l’occupation et au génocide à Gaza ».
Elle a également observé que la communauté internationale semblait divisée, soulignant l’incapacité de certains pays occidentaux à reconnaître les signes de génocide en cours, ce qui, selon elle, compromet les chances d’une résolution durable tout en fragilisant l’ordre international.
Dans cet échange, Mme Albanese a rappelé qu’en mars dernier, elle avait conclu que les événements à Gaza depuis le 7 octobre 2023 relevaient d’un génocide. « J’ai constaté des actes d’homicides et d’exterminations affectant un nombre significatif de Palestiniens, des comportements visant à empêcher toute vie viable à Gaza, et des souffrances physiques et mentales infligées intentionnellement pour détruire cette population. Mon analyse m’a menée à conclure qu’il y avait suffisamment de preuves pour parler de génocide à Gaza. »
Elle a poursuivi en expliquant qu’au cours des mois suivants, elle avait observé la persistance de ces actes destructeurs et des incitations violentes émanant des dirigeants israéliens, qui s’étendaient désormais à la Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupés.
Mme Albanese a précisé qu’en une année, plus de 700 Palestiniens, dont 169 enfants, avaient été tués en Cisjordanie, et a évoqué la destruction de rues, de commerces, des réseaux d’eau et d’électricité, ainsi que des hôpitaux. Elle a ajouté que des milliers de Palestiniens avaient été torturés et détenus arbitrairement. « Ces événements rappellent ce qui se passe à Gaza », a-t-elle conclu.
K.AD
