A Ghaza, agression contre les hôpitaux, crimes contre l’humanité, droits des enfants bafoués / La communauté internationale appelée de nouveau à “élever la voix” et mettre fin aux massacres

 

A l’hôpital indonésien situé dans la ville de Jabalia, au nord de la bande de Ghaza, plus de 2.600 Palestiniens, dont des patients, des personnes déplacées et du personnel médical, se trouvent toujours assiégé par l’armée d’occupation sioniste nt indiqué hier, mardi, les autorités locales.

 

Par  Tinhinane Ait Afrah

 

Environ “400 blessés et leurs accompagnateurs se trouvent toujours à l’intérieur de l’hôpital indonésien, en plus de 200 membres du personnel médical et de 2.000 personnes déplacées”, selon le porte-parole du ministère de la Santé à Ghaza, Ashraf Al-Qudra. Concernant les développements au complexe médical d’Al-Shifa, à l’ouest de la ville de Ghaza, Al-Qudra a déclaré qu'”il y a actuellement 259 blessés, en plus d’un certain nombre d’accompagnateurs, de personnes déplacées et de personnel médical”. Il a ajouté qu’une délégation de l’Organisation mondiale de la santé s’est rendue à l’hôpital Al-Shifa au cours des derniers jours et une coordination est en cours pour évacuer les personnes restées à l’hôpital”. Dans le même contexte, Al-Qudra a affirmé que tous les hôpitaux du nord de la bande de Ghaza sont hors service “et nous coordonnons nos efforts avec les Nations unies pour évacuer l’hôpital indonésien assiégé”. D’autre part, le ministère palestinien de l’Education a appelé les pays et les institutions du monde à protéger le droit des enfants et des écoliers palestiniens à la vie et à l’éducation, alors qu’ils sont, depuis le 7 octobre dernier, victimes d’une sauvage agression de la part de l’entité sioniste. A l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, célébrée le 20 novembre de chaque année, le ministère palestinien de l’Education a souligné “le droit naturel des enfants à une vie décente et à une éducation sûre et stable”. Il a appelé en outre toutes les organisations et institutions défendant l’enfance et le droit à l’éducation à “assumer leurs responsabilités dans le cadre de leur juridiction, à freiner l’escalade des violations, à mettre fin aux crimes commis par l’occupation contre les enfants, les étudiants et le personnel éducatif dans toutes les régions et intervenir d’urgence et immédiatement pour mettre fin à cette agression”. Selon le ministère palestinien de la Santé, le dernier bilan de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée est passé lundi à 12. 916 martyrs, dont 5.350 enfants, et 32.850 blessés.  Ceci sans compter la multiplication des violations des droits contre les détenus palestiniens depuis le 7 octobre. Les violations telles que la torture, la négligence médicale et la violence contre les Palestiniens dans les prisons sionistes se sont multipliées après le 7 octobre, date marquant le début de l’agression contre Ghaza, selon des rapports. Les ONG en charge du dossier des détenus palestiniens affirment que lorsque l’agression contre Ghaza a commencé, l’entité sioniste a intensifié ses “pratiques punitives” contre les détenus palestiniens, notamment en les privant de leurs besoins les plus élémentaires. Des rapports et déclarations publiés par l’Association des prisonniers palestiniens et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) indiquent que de graves violations des droits de l’homme telles que “la violence, la torture, les coups sévères, la famine, l’humiliation, la négligence médicale, le harcèlement et les menaces” contre les Palestiniens dans les prisons se sont multipliés. Il y a actuellement environ 7.000 Palestiniens dans les prisons de l’occupation, dont plus de 200 enfants, 78 femmes et des centaines de blessés et de malades nécessitant des soins médicaux urgents. Selon les données de l’Association des prisonniers palestiniens, les forces sionistes ont arrêté plus de 2.920 Palestiniens, dont 100 femmes, en Cisjordanie occupée et à El Qods-Est en 46 jours. L’organisation “Damir” a également annoncé que 200 enfants avaient été détenus pendant cette période. Aussi, 30 journalistes sont toujours en détention arbitraire. De plus, six Palestiniens ont perdu la vie en prison lorsque l’armée sioniste a commencé à attaquer Ghaza. Selon le rapport préparé par la délégation des prisonniers de l’OLP, l’administration pénitentiaire sioniste applique une série de “méthodes de punition” aux détenus palestiniens depuis le début de l’agression contre Ghaza. Le rapport relève des cas de détenus présentant des maladies chroniques et qui doivent subir des contrôles de routine, mais les médecins ne sont pas venus dans les services pour examen depuis plus de 40 jours, et 70% des patients n’ont même pas reçu leurs médicaments, et seul un nombre limité d’analgésiques ont été fournis. Le rapport indique en outre que de très petites quantités de repas avaient été distribuées aux Palestiniens, que l’accès à l’eau potable était refusé et que les Palestiniens n’étaient pas autorisés à sortir dans la cour et à la cantine de la prison pendant les récréations. A cet effet, d’ailleurs, le Premier ministre palestinien, Muhammad Shtayyeh, a appelé de nouveau la communauté internationale à “élever la voix” et œuvrer dans le sens de mettre fin aux massacres et crimes de l’entité sioniste, qui perdurent depuis le 7 octobre dernier. “Malgré l’horreur de ce qui se passe à Ghaza, certains pays refusent toujours un cessez-le-feu, ce qui encourage (I’entité sioniste) à commettre davantage de meurtres et à violer le droit humanitaire international et tous les traités internationaux”, a déploré le Premier ministre palestinien. Il a dénoncé, dans le même ordre d’idées, la privation des Palestiniens d’eau, d’électricité et des communications, ainsi que le bombardement par les forces d’occupation sionistes des écoles, mosquées et hôpitaux. Le représentant permanent de l’Etat de Palestine auprès des Nations unies, Riyad Mansour, avait déclaré, de son coté, que les atrocités et le terrorisme commis par l’entité sioniste dans la bande de Ghaza “constituent une insulte à l’humanité et ne peuvent être justifiés sous aucun prétexte”. “Le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale de l’ONU doivent prendre des mesures concrètes pour mettre fin aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité (commis par l’entité sioniste) contre le peuple palestinien à Ghaza et dans le reste de la Palestine occupée”, a-t-il insisté, soulignant que “les résolutions à elles seules ne peuvent résoudre la grave crise en Palestine occupée et faire face aux dangers qui menacent la région”.

 

T.A.A

 

 

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