La Faculté des sciences humaines et sociales de l’Université “Djillali Liabès” de Sidi Bel-Abbes a organisé, mercredi, une journée d’étude consacrée à la personnalité d’Enrico Mattei, grand ami de la glorieuse Révolution algérienne. Cette rencontre a réuni un panel d’éminents professeurs et chercheurs en histoire et en relations internationales.
Les intervenants, lors de ce séminaire, intitulé “L’homme de l’ombre dans la bataille du pétrole : Enrico Mattei et sa contribution à l’effondrement de l’hégémonie coloniale en Algérie”, ont mis en lumière le rôle crucial joué par l’Italien en tant que fervent défenseur du droit du peuple algérien à la souveraineté sur ses ressources énergétiques.
Le doyen de la faculté, le Pr Kada Lahmar, a souligné que le choix de cette figure historique comme axe central de la rencontre vise à invoquer un modèle unique de solidarité internationale avec la cause algérienne, à rappeler comment il a défié le monopole des grandes compagnies pétrolières (les “Sept Sœurs”) , et honorer sa conviction profonde en la souveraineté économique de l’Algérie.
De son côté, le recteur de l’université, le Pr Bouziani Merahi, a précisé que l’organisation de tels colloques scientifiques a pour objectif de lier la mémoire historique aux relations algéro-italiennes actuelles. Ces relations, a-t-il ajouté, revêtent un caractère stratégique et constituent, aujourd’hui, un “modèle de partenariat solide dans le bassin méditerranéen”.
Le programme de cette journée d’étude a été riche en interventions, abordant notamment “la diplomatie algéro-italienne : concrétisation du projet Mattei face aux mutations actuelles”, “étude biographique : la personnalité d’Enrico Mattei et son influence sur la mémoire des décideurs”, “lecture d’investigation des témoignages des chefs de la Révolution sur le rôle de l’Italie”.
En conclusion, les participants à cette rencontre, organisée dans le cadre du projet de recherche intitulé “La construction de l’Etat national à travers les mémoires et témoignages des acteurs de la Guerre de libération et de l’après-guerre”, ont appelé à approfondir les recherches historiques sur les personnalités internationales ayant soutenu l’Algérie.
Ils ont également insisté sur l’importance de documenter ces mémoires pour garantir la transmission de la mémoire nationale aux générations montantes.
RA
