Trois startups ont été créées au sein de l’université Saad Dahlab de Blida à partir de projets innovants liés au domaine de l’agriculture lancés dans cette même université.
Ces entités économiques appelées “filiales” dont les sièges se trouvent à l’intérieur de l’université ont été inaugurées, jeudi, par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari.
Il s’agit de deux filiales spécialisées dans la production d’engrais biologiques, et d’une troisième spécialisée en médecine et reproduction animale, “dont l’entrée prochaine en service va contribuer à la production nationale et à la consécration de l’autosuffisance”, a indiqué le ministre dans une déclaration à la presse.
Les trois filiales sont financées par l’université et devront intervenir de façon effective sur le terrain.
A cette occasion, le ministre a rappelé le “rôle économique” que l’université de Blida tout particulièrement est supposée jouer au niveau local car, dira-t-il, elle constitue un acteur lié aux collectivités locales et à la société et est censée répondre à leurs besoins.
De manière générale, “l’université est devenue un centre vital pour exprimer les préoccupations et leur prise en charge”, a-t-il ajouté.
“Outre son rôle dans la diffusion du savoir et la recherche scientifique, l’université est aussi appelée à contribuer à la création des entreprises économiques et à transformer les idées en valeur ajoutée créatrice de richesses et d’emplois pour l’économie nationale”, a souligné le ministre.
Il a relevé, à ce titre, la présence de “plusieurs projets d’étudiants dans le domaine de l’innovation et de l’entrepreneuriat, dont les promoteurs aspirent à en faire des startups et des micro-entreprises économiques”.
L’université Saad Dahlab “vise la création de près de 120 micro-entreprises avant la fin 2025, en plus de 20 startups et 250 brevets d’invention, qui seront valorisés en termes de production et de commercialisation, de manière à renforcer le rôle économique de l’université”, a poursuivi le ministre.
Il y a lieu de noter qu’un décret ministériel (décret numéro 1275) a été adopté en 2022 portant sur le mécanisme “un diplôme /une startup” et qui vise à aider et accompagner les diplômés des établissements d’enseignement supérieur ayant transformé leurs projets innovants en startups.
L’innovation au service de l’économie
Mardi dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avait affirmé que l’Université algérienne avait réussi à poser les jalons d’une recherche scientifique tournée vers l’innovation et la création de richesse, à travers la création d’entreprises contribuant à l’économie nationale.
Le ministre a précisé que l’Université algérienne “est désormais un levier de la croissance économique, grâce aux infrastructures mises en place à travers tous les établissements universitaires, notamment les incubateurs d’entreprises et les centres de développement de l’entrepreneuriat, ainsi qu’aux différents dispositifs visant à encourager les étudiants à s’orienter vers l’entrepreneuriat et à créer des start-up ou des micro-entreprises et à contribuer ainsi à la création d’emplois”.
M. Baddari intervenait à une Journée d’étude sur “le rôle des établissements universitaires de recherche dans l’amélioration du climat d’investissement en Algérie”. Un événement organisé par la Faculté des sciences de l’information et de la communication de l’Université d’Alger 3, en partenariat avec l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI).
Il a signalé que l’objectif était de permettre aux diplômés de “transformer leurs connaissances en produits industrialisables et commercialisables”.
Le ministre a fait état, par ailleurs, de “la création, en 2024, de 130 start-up et de 150 micro-entreprises, en plus de 900 projets de micro-entreprises éligibles au financement et de 2800 demandes de brevet d’invention en attente de valorisation et de réponse”.
M.Z
