Les participants au colloque annuel Cheikh Moubarak El Mili, intitulé, cette année, “Le rôle du discours de la mosquée dans le renforcement du référent religieux et l’affirmation de l’identité nationale”, organisé dimanche à Mila, ont souligné “l’importance de renforcer les bases du référent religieux pour repousser les intrus et éviter les conflits”. Dans une intervention au cours de cette rencontre organisée à la salle de conférences de la wilaya, à l’occasion du 80e anniversaire du décès du Cheikh Moubarak El Mili, le Pr Hamza Bounaas, de l’université des sciences islamiques Emir Abdelkader de Constantine, a mis l’accent sur “la nécessité de protéger notre référent religieux, fondé sur l’école malékite, en adoptant un discours de mosquée basé sur la sagesse et la transmission correcte des préceptes religieux pour une bonne compréhension de leurs constantes”. Il a appelé à clarifier les origines du référent religieux “afin que les gens puissent comprendre le référent sunnite adopté en Algérie pour repousser les intrusions et les tentatives de le compromettre et de le corrompre”. Il a également souligné “la nécessité de lier, dans le discours religieux, le référent religieux à l’identité nationale pour renforcer l’esprit national”. Pour sa part, le Pr Mohamed Larbi Chaichi, de l’université d’Alger, a décrit le référent religieux en tant que moyen d’édification nationale étant donné qu’il (le référent religieux) garantit “l’unité spirituelle de la société sans remettre en question la diversité des cultures”, ce qui “ferme la porte”, selon lui, devant ceux qui attaquent le référent religieux et empêche tout désaccord à son sujet. Pour sa part, Lamri Merzoug, de l’université de Batna, a évoqué, dans son intervention, les efforts des universitaires algériens au service du référent religieux, soulignant leurs apports à différentes étapes de l’histoire de l’Algérie en matière de renforcement de l’unité religieuse et nationale. Il a cité, dans ce contexte, les ouvrages du réformateur Cheikh Moubarak El Mili, dont “Le Shirk et ses manifestations”, à travers lesquels il a combattu les pratiques d’idolâtrie et de polythéisme encouragées par le colonialisme français, et contribué à diffuser la conscience religieuse parmi les Algériens. A l’issue du colloque, organisé par la direction de wilaya des affaires religieuses et des wakfs, un débat a été ouvert avec les participants, parmi lesquels des cadres de la wilaya, des imams et des Mourchidine (conseillers religieux).
RS
