
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, la Russie a fermement condamné les actions militaires menées par l’entité sioniste au Liban. Elle a exigé le retrait immédiat des forces sionistes du territoire libanais, estimant qu’un cessez-le-feu véritable ne peut être envisagé sans cette condition préalable.
Par Rihab Taleb
Cette situation est présentée comme la répétition du scénario de Gaza, où les bombardements et l’invasion ont provoqué une catastrophe humanitaire. Depuis octobre 2023, les crimes commis par l’armée sioniste à Gaza et au Liban ont atteint une ampleur dramatique. À Gaza, les bombardements incessants ont tué plus de 69 000 Palestiniens, dont 21 500 enfants. Plus de 183 000 personnes ont été blessées, parmi lesquelles 46 500 enfants. Beaucoup ont été amputés ou rendus handicapés à vie. Les hôpitaux ont été délibérément ciblés : Al-Shifa, Al-Quds, Nasser et d’autres établissements ont été bombardés ou assiégés, privant les blessés de soins et transformant des lieux de vie en ruines. Les personnels médicaux n’ont pas été épargnés ; près de 200 employés de l’UNRWA ont été tués, ainsi que plus de 100 journalistes.
Au Liban, les bombardements israéliens ont causé plus de 4 000 morts, parmi lesquels des centaines de civils et d’enfants. Les villages du sud ont été ravagés, les infrastructures vitales détruites et des dizaines de milliers de familles déplacées. Les frappes ont visé des écoles, des dispensaires et même des convois humanitaires. Les cessez-le-feu annoncés n’ont jamais été respectés.
À Gaza, malgré les trêves négociées, les bombardements ont continué, frappant des zones civiles et empêchant l’acheminement de l’aide humanitaire. Les camions de nourriture et de médicaments sont restés bloqués aux frontières, aggravant la famine : des enfants sont morts de malnutrition et de manque de soins. Au Liban, la situation est similaire ; les attaques se poursuivent malgré les appels internationaux, et la population vit dans une peur permanente.
La situation humanitaire est devenue insoutenable. À Gaza, plus de deux millions de personnes vivent sous blocus, privées d’eau potable, d’électricité et de nourriture. Les réseaux d’eau ont été détruits, provoquant des épidémies. Les familles survivent avec quelques dattes ou un morceau de pain par jour. Les enfants souffrent de malnutrition sévère ; certains meurent faute de lait ou de médicaments. Les écoles ont été transformées en abris pour les déplacés, mais elles-mêmes sont bombardées. Plus de 1,7 million de personnes ont été déplacées de force, entassées dans des camps improvisés, sans hygiène ni sécurité.
Au Liban, les bombardements ont détruit des villages entiers, laissant des milliers de familles sans toit. Les hôpitaux du sud sont débordés, incapables de soigner tous les blessés. Les routes et les ponts ont été ciblés, isolant les populations et compliquant l’acheminement de l’aide. Les enfants vivent dans la peur constante, traumatisés par les explosions et la perte de leurs proches.
Ces crimes ne se limitent pas aux morts immédiates. Ils laissent derrière eux des générations traumatisées. Des milliers d’enfants sont devenus orphelins ; d’autres vivent avec des handicaps irréversibles. La destruction massive des hôpitaux, des écoles et des logements condamne même les survivants à une vie de souffrance et de précarité. Les bombardements ont aussi anéanti les réseaux d’eau et d’électricité, plongeant des millions de personnes dans l’obscurité et la soif.
Il faut également mesurer l’impact psychologique et social de ce conflit. À Gaza, des milliers d’enfants souffrent de traumatismes sévères : cauchemars, crises d’angoisse, mutisme, perte de repères. Les écoles, quand elles ne sont pas bombardées, servent d’abris pour les déplacés, privant ainsi une génération entière d’éducation. Plus de 80 % des établissements scolaires ont été endommagés ou détruits, compromettant l’avenir de centaines de milliers d’élèves. Les universités ont également été ciblées, effaçant des années de travail et de savoir. Les familles survivent dans des camps improvisés, sans hygiène, exposées aux maladies et aux épidémies. Les femmes enceintes n’ont plus accès aux soins, et des centaines de nourrissons sont morts faute d’incubateurs ou de médicaments. Au Liban, les bombardements ont détruit des terres agricoles, provoquant une crise alimentaire, tandis que les populations déplacées s’entassent dans des conditions précaires. Les attaques ont également visé les infrastructures électriques et hydrauliques, plongeant des régions entières dans le noir et la soif.
Les crimes commis par l’entité sioniste depuis octobre 2023, à Gaza et au Liban, doivent rester au centre de l’attention internationale. Ils ne constituent pas seulement des violations du droit international : ils représentent des attaques directes contre l’humanité elle-même. Ce ne sont pas uniquement des opérations militaires — ce sont des assauts contre la vie quotidienne, contre l’avenir et contre la dignité humaine.
R.T
