Une conférence intitulée « La diplomatie algérienne : des champs de libération aux champs de l’influence internationale », a été organisée dimanche dernier par des enseignants et des chercheurs universitaires à l’Institut de l’éducation physique et sportive de l’Université d’Alger 3 (Dely Ibrahim), à l’occasion du 70e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre.
Par Khalil Aouir
Lors d’une intervention, Mohamed Maouche, président de la fondation de l’équipe de football du FLN, a expliqué la création de l’équipe du FLN en 1958, en relatant comment 32 jeunes joueurs ont pris le choix décisif de renoncer « à leur statut de vedettes au sein des clubs français pour répondre à l’appel de la patrie et promouvoir la cause algérienne en formant une équipe de football ». L’objectif de la création de cette équipe, selon M. Maouche, était de faire connaître la cause nationale et de porter la voix de l’Algérie à l’échelle internationale. Il a également rappelé les pressions que la France avait exercées sur eux pour les empêcher de jouer dans des clubs ou des sélections, avec la complicité de la FIFA. Dans son intervention intitulée : « La diplomatie sportive de l’équipe FLN de football : un exemple et un modèle », l’enseignant-chercheur Dr Abdelkader Belaid Akil a, pour sa part, mis l’accent sur le fait que « le sport est une forme de soft power, utilisée comme un moyen médiatique pour promouvoir les justes causes dans le monde ». Il a également mentionné l’exemple de l’équipe du FLN, qui a parcouru l’Europe de l’Est, l’Asie et l’Afrique du Nord, disputant 91 matches avec des joueurs de haut niveau afin de sensibiliser et d’attirer l’attention sur la cause algérienne. En outre, il a relevé que « le refus des joueurs de représenter l’équipe française en 1958 avait porté un coup dur à l’entraineur français Alain Nicol qui préparait alors la sélection pour la Coupe du Monde en Suède ». Par ailleurs, Dr Ahmed Torki, enseignant à l’université de Chlef, a présenté une communication intitulée : « Le sport, la diplomatie et les enjeux géopolitiques : les défis ». Dans celle-ci, il a mis en lumière les enjeux géopolitiques du sport, en démontrant à l’aide de preuves et d’exemples comment il peut être instrumentalisé pour des fins politiques, tout en discutant du rôle de la diplomatie algérienne dans la protection des intérêts de l’Etat. Cette conférence a rassemblé des parlementaires, des responsables du secteur des sports, des représentants des ambassades de Palestine et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, des doyens d’universités algériennes, du secrétaire général du Comité olympique et sportif algérien (COA), des présidents de fédérations et nombre d’étudiants.
Kh. A
