Intervenant lors d’une rencontre culturelle tenue lundi au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle à Oran, l’écrivain et romancier Yasmina Khadra a qualifié le livre de « produit de première nécessité ».
Par Malika Azeb
À l’initiative de l’Ordre des avocats du barreau d’Oran, la rencontre a réuni des avocats de la ville, venus débattre avec l’auteur du rôle de la littérature dans la construction des sociétés et des nations.
Selon l’écrivain, la littérature constitue un pilier fondamental dans l’élévation du niveau de conscience des peuples, la préservation de la mémoire collective et le développement de l’esprit critique.
Abordant la question de la lecture chez les jeunes enfants, Yasmina Khadra a affirmé que l’initiation à la lecture relève avant tout de la responsabilité des parents, appelés à ancrer la culture du livre au sein de la famille afin de former des générations éclairées, capables de discernement et de réflexion.
Il a ajouté que le livre n’est pas uniquement un vecteur de savoir, mais également un moyen d’émancipation intellectuelle et de résistance face à la médiocrité et à l’uniformisation des idées.
Concernant le rapport des jeunes à la lecture, l’écrivain a tenu à nuancer les discours alarmistes liés à la montée en puissance des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, affirmant que le livre conservera toujours sa place et que ces évolutions ne constituent pas, en elles-mêmes, une menace.
Il a indiqué que, dans toute société, certains individus choisissent des voies différentes de celles de la consommation facile et du superficiel, en privilégiant la profondeur intellectuelle et la quête de sens.
De son côté, le bâtonnier Omar Bergham, organisateur et coanimateur de la rencontre, a mis en avant l’intérêt des réseaux sociaux comme outils de promotion de la lecture et de la littérature, soulignant que ces plateformes peuvent servir à diffuser le livre et à rapprocher les écrivains de leur lectorat, à condition d’en faire un usage réfléchi et responsable.
MA
