En Nouvelle-Calédonie, le contrôle de plusieurs quartiers « n’est plus assuré », a reconnu hier, vendredi, le représentant de l’État dans l’archipel français du Pacifique Sud, Louis Le Franc. Même s’il a estimé la situation « plus calme » après quatre nuits d’embrasement contre la réforme électorale et un bilan de cinq morts. « Des renforts vont arriver (…) pour contrôler les zones qui nous ont échappé ces jours derniers, dont le contrôle n’est plus assuré », a poursuivi le Haut-commissaire de la République, Louis Le Franc. Après trois nuit d’émeutes, commencées en réaction au dégel du corps électoral voté à l’Assemblée nationale dans la nuit de mardi à mercredi, le mouvement de contestation a tout de même été « plus calme » la nuit dernière ( vendredi). Cependant, l’incendie d’une école et de deux entreprises est à déplorer, a-t-il précisé. Quant à l’hôpital excentré de la capitale, il reste totalement inaccessible. Les ambulances qui transportent les urgences vitales doivent slalomer entre les voitures brulées et les barricades, risquant au passage d’être prises à partie par des émeutiers. Malgré une décroissance des violences observée dès mercredi, la situation « reste très tendue, avait estimé le Premier ministre Gabriel Attal jeudi à Paris. Le chef du gouvernement a promis « les sanctions les plus lourdes contre les émeutiers et les pillards ». De son côté, Gérald Darmanin, a informé que les forces de l’ordre ont procédé à de nombreuses interpellations et « dix leaders mafieux » de la Cellule de Coordination des Actions de Terrain (CCAT), la mouvance indépendantiste la plus radicale, ont été assignés à résidence.
T.A.A
