L’ONU tire la sonnette d’alarme/ Des enfants estropiés par milliers

La situation sanitaire dans la bande de Ghaza s’aggrave de plus en plus, où les citoyens de toutes les catégories, notamment les jeunes, les femmes et même les enfants, sont touchés par les dangers des agressions sauvages de l’entité sioniste, qui n’ont jamais cessé, même près de sept mois après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu.

Par Ikram Haou

Dans cette situation critique vécue par les Palestiniens, les enfants, catégorie la plus fragile, sont également exposés à de graves dangers. L’Organisation des Nations unies (ONU) met en garde contre une situation sanitaire alarmante dans la bande de Ghaza. Elle indique qu’un amputé sur cinq est un enfant, qui souffre du manque de spécialistes en prothèses et des restrictions persistantes imposées par l’entité sioniste sur l’entrée du matériel médical.
Dans ce cadre, le porte-parole de l’ONU, M. Stéphane Dujarric, a évoqué la préoccupation croissante liée à la dégradation des conditions sanitaires dans la bande de Ghaza, qui a provoqué plusieurs maladies, notamment la propagation de maladies de peau, ainsi que des pathologies liées à la présence de nuisibles et de rongeurs.
Par ailleurs, il a été déclaré qu’actuellement plus de 6 600 personnes ont besoin de prothèses et de soins de rééducation et que, depuis octobre 2023, des milliers de blessés ont subi des amputations, dans un contexte de pénurie de spécialistes, où seulement huit techniciens sont actuellement en mesure d’intervenir sur le terrain.
Le porte-parole a ajouté, dans le même contexte, que pour répondre à la demande croissante des malades palestiniens, y compris les enfants de moins de cinq ans ou plus, les capacités restent insuffisantes pour prendre soin des patients.
Pour cela, l’ONU lance un appel d’urgence, demandant le déploiement rapide de spécialistes internationaux ainsi que la levée des obstacles à l’acheminement des équipements nécessaires, toujours soumis à des restrictions imposées par l’entité sioniste.
Pour rappel, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a indiqué auparavant que, de 2005 à 2023, au moins 120 000 enfants à travers le monde ont été tués ou mutilés en raison de conflits, soit une moyenne de près de 20 enfants par jour. Cela concerne notamment Ghaza, le Soudan (Darfour et autres régions), où la situation des enfants empire d’heure en heure et où ils continuent de payer un lourd tribut. Les drones seraient responsables de près de 80 % de tous les cas signalés d’enfants tués ou blessés, a souligné l’UNICEF. L’Afrique et le Moyen-Orient, ainsi que les conflits urbains (Syrie, Ukraine), figurent parmi les zones les plus touchées, Ghaza étant la plus affectée avec plus de 14 500 à 16 000 morts recensés et des milliers d’amputations, en raison des frappes aériennes, des tirs, de la malnutrition, de la déshydratation et du manque de soins médicaux, certains amputés étant opérés sans anesthésie.
Selon l’UNRWA, la bande de Ghaza compte désormais le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, souvent dans des conditions sanitaires déplorables.
Ces blessures, au-delà des défigurations permanentes qu’elles entraînent chez les enfants, ont également des effets psychologiques négatifs qui les accompagneront toute leur vie et risquent de produire des générations futures souffrant de divers handicaps physiques.
Layan al-Baz (13 ans), Ghazal Bakr (4 ans), Muhammed Omar Selim Muslih (10 ans), Yamen Asfour (13 ans), Sila Abu Aklan (5 ans), Moustafa Ahmed Shehda (12 ans), Rateb Abu Qaliq (9 ans), Sumaya Abu Ghaliba (10 ans) ne sont qu’un petit exemple des enfants touchés par les attaques brutales de l’agression sioniste et devenus amputés.
Parmi les conséquences de la perte de membres chez les enfants, le chirurgien pédiatrique jordanien Bilal Azzam a raconté la situation la plus difficile à laquelle il a été confronté lors de son travail à Gaza, lorsqu’un enfant de 5 ans lui a demandé : « Est-ce que ma main grandira avec moi quand je serai grand ? ». Le médecin, profondément ému, s’est interrogé sur la manière dont cet enfant pourrait vivre sans ses mains à l’avenir, pendant 60 ou 70 ans.
Malgré les alertes et les appels d’urgence lancés par les organisations internationales, accompagnés de nombreuses expressions fortes telles que « Les enfants de Gaza ont tout perdu », « les enfants premières victimes », « la situation humanitaire dans l’enclave » ou encore « petits corps souffrant en silence », dans le but de mettre fin à ces agressions, la situation continue de se détériorer. Les enfants restent les principales victimes de ces violences et continuent de payer le prix le plus lourd.
Il convient de rappeler que l’entité sioniste impose un blocus à la bande de Ghaza depuis 2007, plongeant ses 2,4 millions d’habitants dans une situation humanitaire critique. De plus, l’agression menée depuis octobre 2023 a fait plus de 72 000 morts, plus de 172 000 blessés et causé des destructions massives dans l’enclave palestinienne assiégée.

I.H

 

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