Les effets de la loi érigeant la colonisation en crime ainsi que l’institution, par l’Assemblée générale (AG) des Nations unies, de la Journée internationale de lutte contre le colonialisme ont constitué le thème central d’une rencontre organisée, hier mardi à Alger, par l’Association internationale des amis de la Révolution algérienne.
Par Halim Dardar
Au cours de cette conférence, « le rôle déterminant et avant-gardiste » assumé par l’Algérie dans l’adoption, le 5 décembre 2025, par l’AG des Nations unies, de la résolution consacrant le 14 décembre Journée internationale de lutte contre le colonialisme, a été unanimement mis en avant.
À cette occasion, le président de l’Association internationale des amis de la Révolution algérienne, Noureddine Djoudi, a rappelé que, quatorze jours avant cette décision entérinée par l’instance onusienne, l’Algérie avait abrité une conférence internationale consacrée aux « crimes coloniaux en Afrique », soulignant que la Déclaration d’Alger, ayant clos ces travaux, avait constitué un « appel clair et explicite » en faveur de la justice due aux peuples colonisés.
Après avoir insisté sur le fait que l’Algérie avait franchi « un pas courageux » en promulguant une loi criminalisant la colonisation française, M. Djoudi a indiqué que cette initiative représente « un modèle à suivre pour les peuples autrefois colonisés, appelés à s’inscrire dans le sens de l’histoire en achevant le processus de libération définitive du colonialisme ».
Pour sa part, l’avocate Fatma Zohra Benbraham a évoqué « le rôle majeur » joué par l’Algérie dans l’instauration de cette Journée internationale, à travers sa démarche visant à promulguer un texte de loi criminalisant la colonisation française en Algérie.
Elle a également estimé que cette avancée constitue « une étape significative dans l’appui aux causes de libération, tout en traduisant la reconnaissance, par la communauté internationale, de la légitimité des luttes menées par les peuples contre toutes les formes de colonialisme ».
Le professeur Mohamed Khoudja a, de son côté, considéré que le texte de loi criminalisant la colonisation française en Algérie est de nature à « contribuer de manière notable à la refonte du débat international portant sur la colonisation et la responsabilité juridique ».
H.D
