Entrevue du Président de la République avec la presse nationale / Ce qu’il faut retenir  

 

 

  Le Président de la République a accordé une entrevue aux représentants de la presse nationale au cours de laquelle il a rappelé des vérités et annoncé des décisions importantes.

 

L’Etat sanctionnera quiconque touche à la stabilité du pays

 Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’Etat sanctionnera quiconque touche à la stabilité du pays, à l’unité nationale et aux valeurs de la société algérienne sous couvert de “liberté d’expression”.

Lors de son entrevue périodique avec les médias, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a réaffirmé que “la diffamation, les insultes et les injures à l’endroit des familles et des individus sous couvert de liberté d’expression ne sont pas permises”, assurant que l’Etat sanctionnera quiconque “touche à la stabilité du pays, à l’unité nationale et aux valeurs et traditions de la société algérienne”.

A ce propos, il a précisé que “la liberté d’expression par la critique n’a jamais été interdite en Algérie, mais cela n’autorise pas de porter atteinte aux traditions et à la culture authentique de notre société”, insistant sur “le rejet catégorique de tout ce qui est susceptible de toucher à la spécificité des différentes régions du pays et à l’unité nationale”.

En ce qui concerne les critiques adressées à l’Algérie sur la question de la liberté d’expression, le président de la République a affirmé que ces critiques visaient principalement à “déstabiliser le pays”, soutenant que “quiconque emprunte cette voie est un agent et fait partie de la cinquième colonne”.

Evoquant la notion de démocratie, le président de la République a expliqué que “privilégier une opinion par rapport à une autre en se basant sur des principes biaisés serait injuste et contraire aux fondements et valeurs de notre société”.

L’Algérie “n’est pas un Etat totalitaire” comme certains tentent de le faire accroire sous couvert de “liberté d’expression”, a insisté le président de la République, ajoutant que la société algérienne a “ses spécificités qu’il faut respecter”.

Algérie-France: “le contentieux a été créé de toutes pièces”

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que le contentieux entre l’Algérie et la France “a été créé de toutes pièces”, qualifiant ce qui se passe autour de cette question de “brouhaha” et de “capharnaüm politique”. 

“Il y a un brouhaha, un capharnaüm politique (en France) autour d’un contentieux créé de toutes pièces”, a déclaré le président de la République lors de l’entrevue périodique avec les médias de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaines de Télévisions et de Radios nationales.

“On garde comme unique point de repère, le Président Macron. Nous travaillons ensemble. Il y a eu, c’est vrai, un moment d’incompréhension, mais il reste le Président de la république française, et personnellement, tous les problèmes doivent se régler soit avec lui ou avec la personne qu’il délègue, en l’occurrence son ministre des Affaires étrangères, à juste titre”, a-t-il précisé.

“En ce qui me concerne, le dossier contentieux créé de toutes pièces, il est entre de bonnes mains, entre des mains de quelqu’un de très compétent qui a toute ma confiance, en l’occurrence le ministre des Affaires étrangères, M. Ahmed Attaf”, a ajouté le président de la République.

Il a indiqué, en outre, que l’Algérie et la France “sont deux Etats indépendants: une puissance africaine et une puissance européenne et deux Présidents travaillant ensemble. Tout le reste ne nous concerne pas”, a-t-il martelé.

Au sujet des visites des officiels français dans les territoires sahraouis occupés, il a fait remarquer que ces visites “ne sont pas une provocation”‘.

“Le jour où je comprendrai, j’expliquerai. Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que l’histoire de l’autonomie est française avant qu’elle ne soit défendue par nos voisins de l’Ouest. La France et le Maroc s’entendent bien et cela ne nous dérange pas. Cette manière ostentatoire pose un problème. Elle dérange l’ONU et la légalité internationale”, a-t-il souligné.

Par ailleurs, le président de la République a relevé que “la France officielle a reconnu l’assassinat de Ben M’hidi. L’histoire nous la connaissons. On ne refait pas l’histoire. Cela nous ramène à la question de la mémoire”.

“Quand on met la poussière sous le tapis, cela devient irrespirable (pour la France). Cela nous renvoie à la liberté d’expression”, note le président de la République, citant Jean-Michel Apathie, les “Dreyfusards” et les OQTF (dont celui qui a dénoncé le génocide à Ghaza).

“Pour eux (les Français), la liberté est je dis ce que je veux et tu te la fermes: On ne se la ferme pas”, a-t-il martelé, ajoutant qu’il “faut savoir raison garder. Il y a des Français qui nous aiment et qui nous ont aidés”.

 

Le Président de la République réaffirme son engagement à ouvrir un dialogue national fin 2025 ou début 2026

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé son engagement à ouvrir un dialogue national fin 2025 ou début 2026, souhaitant que ce dialogue profite au pays.

Lors de son entrevue périodique avec les médias, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a déclaré au sujet de l’ouverture d’un dialogue national inclusif : “Je respecte toujours mes engagements, mais au moment opportun, j’ai annoncé précédemment l’ouverture d’un dialogue national sur l’avenir du pays fin 2025 ou début 2026”.

Sur le choix de cette date, le président de la République a expliqué : “Je pense que d’ici là, nous aurons résolu presque tous les problèmes hérités et comblé toutes les lacunes, ce qui nous permettra de nous consacrer aux questions politiques inclusives”, souhaitant que ce dialogue “profite au pays et non aux personnes”.

Saluant “l’évolution significative” du niveau de conscience collective, le président de la République a relevé que la majorité des jeunes universitaires avaient “la capacité d’analyser les événements.

Il a, dans ce cadre, rappelé qu’il s’était engagé, lors de la campagne électorale pour son premier mandat présidentiel, à passer le flambeau aux jeunes, un engagement qui se concrétise actuellement en permettant à cette importante frange de la société de renforcer sa présence au sein des assemblées élues locales et nationales. Ces efforts visent, a-t-il dit, à “créer une nouvelle élite politique et économique, en misant sur les jeunes entrepreneurs”.

Le président de la République a, une fois de plus, insisté sur le fait que “tous les Algériens sont égaux, où qu’ils se trouvent, et ont le droit d’investir dans leur mère patrie”, faisant état de l’existence d'”un projet visant à rassembler tous les experts algériens au sein d’une structure qui constituera une force de proposition, une démarche qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la cohésion nationale”.

 

APS

 

 

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