À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, célébrée le 1er juin, le Théâtre National Mahieddine Bachtarzi a accueilli un grand événement artistique et éducatif. Plusieurs ministères, institutions publiques et associations ont participé à cette journée festive, partageant avec les enfants des instants de joie, des messages émouvants et des valeurs d’espoir.
Par R.Taleb et C.Sadou
Dans une atmosphère empreinte de gaieté, le centre d’Alger a vibré au rythme d’une célébration grandiose. Le Théâtre National, rempli de rires, de chants et d’applaudissements, s’est transformé en un lieu d’expression vivante et colorée. Cet événement, organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports en collaboration avec le ministère de la Solidarité nationale, a rassemblé des représentants de divers secteurs publics : les Douanes, l’Agence nationale de sécurité, l’Organisation nationale de protection de l’enfance, ainsi que la ministre de la Solidarité, Souraya Mouloudji, venue partager ce moment avec les enfants.
La salle, composée de trois niveaux, affichait complet. Le public, majoritairement composé d’enfants et de familles, a été conquis par un programme riche et varié. L’événement était soutenu par l’ANEP, partenaire officiel de cette édition 2025 dédiée aux enfants.
Spectacles d’enfants et mise en valeur du patrimoine culturel
Dès l’ouverture, des enfants vêtus de costumes traditionnels sont montés sur scène. Ils ont interprété deux chansons, l’une en arabe algérien et l’autre en kabyle, accompagnés par de jeunes musiciens au clavier et à la batterie. Le groupe Rawdat Chanez a particulièrement marqué les esprits avec sa reprise de la chanson populaire Wahed El Ghouziyel, accueillie avec enthousiasme par l’audience. Deux petites filles ont improvisé une danse sur la version de Chaba Nadia, provoquant une vive ovation.
Très attendus, les artistes clowns, dirigés par Ammou Bibou, ont su captiver les enfants grâce à des danses interactives et joyeuses. Les petits spectateurs ont été invités à chanter, sauter et même monter sur scène. Un magicien a ensuite pris le relais, déclenchant des salves d’applaudissements. Clowns et magicien ont uni leurs talents pour interpréter la chanson Ammi Mansour ennadjar, devant les représentants des services de secours. Pour conclure le spectacle, Ammou Bibou et ses compagnons ont chanté plusieurs airs ludiques bien connus du jeune public.
Le théâtre au service de la sensibilisation
L’un des moments les plus marquants a été la représentation théâtrale mise en scène par l’établissement Madrassat Hdidouane, affilié à l’Office national de la culture. La pièce s’ouvre sur une famille modeste confrontée à l’impossibilité d’acheter un mouton pour célébrer l’Aïd. Une fille talentueuse, un garçon studieux et des parents engagés ont livré un message poignant sur les valeurs humaines, l’importance de l’éducation et l’amour familial, bien au-delà des apparences ou des contraintes matérielles.
Dans une autre scène, deux jeunes hommes issus de milieux aisés se moquent d’un camarade plus modeste. Celui-ci leur répond, avec une sagesse désarmante, que seules comptent les actions, les intentions et le respect. Le public a chaleureusement salué ce message fort de tolérance et d’humanité.
Un hommage bouleversant aux enfants de Palestine
Un tableau particulièrement émouvant a été présenté par deux enfants incarnant des jeunes Palestiniens. Vêtus de tenues traditionnelles, ils ont dénoncé avec force l’injustice qu’ils subissent, exprimant leur rêve d’avoir simplement une famille, une éducation et un peu de paix. Une phrase simple, mais profondément touchante, qui a ému le public aux larmes.
Sous la direction du réalisateur Wi’am, la représentation a reçu un accueil très favorable, notamment de la part des enfants de l’association Djamiat Ranim. Ceux-ci ont chanté Imagine et We Are the World, portant un message universel d’espoir, de paix et de fraternité.
Un esprit civique à entretenir
Un autre groupe, Achbal Al-Himaya Al-Madaniya, composé d’enfants en uniformes de la protection civile, a interprété une chanson patriotique. À la fin, les jeunes spectateurs ont salué la performance par une Tahiya Kachfiya, en hommage aux corps de secours. Une belle façon de clôturer la journée en cultivant l’esprit de citoyenneté et de solidarité insufflé par cette fête du 1er juin.
R.T et C.S
