Mettre à profit l’expérience et l’expertise de la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), pour diversifier l’économie algérienne, est l’objectif de l’entretien qui s’est tenu par visioconférence, entre le premier ministre Aimene Benabderrahmane, et la présidente de la BERD, Mme Odile Renaud Basso.
Par Mohamed Cherif Bouzid
La rencontre qui intervient juste après l’adhésion de l’Algérie à la BERD, était l’occasion pour que les deux parties puissent évoquer les possibilités de coopération, ainsi que des modalités qui permettront à l’Algérie de compléter le processus de son adhésion à cette institution. Selon ce qui est expliqué dans un communiqué publié par le premier ministère.
Le premier ministre a présenté les grands axes du nouveau plan d’action du gouvernement, qui est en fait une vision stratégique globale pour permettre le développement du pays dans les prochaines années. « Tout comme elle jette les fondements d’un nouveau paradigme économique, lequel se fixe comme première ambition de réaliser la diversification des ressources de l’Etat algérien » précise le premier ministre.
Dans ce sillage, le premier ministre a évoqué les chantiers lancés par l’Algérie, à l’exemple des réformes structurelles dans les domaines fiscal et budgétaire, et dont les premiers résultats encouragent à aller de l’avant pour une mobilisation plus accrue des ressources nationales surtout à travers l’inclusion fiscale et financière.
L’expertise de la BERD dans ce domaine est d’une importance réelle : « afin d’assurer à notre pays un accompagnement dans la réalisation de l’objectif de diversification de son économie, à travers la promotion du secteur privé algérien » explique le premier ministre.
Pour sa part, la présidente de la BERD, annonce que son institution affiche sa pleine volonté pour le futur partenariat avec l’Algérie. « Notre institution est prête à appuyer l’Algérie dans ses efforts de développement, notamment dans les domaines pour lesquels la BERD jouit d’une expérience avérée et d’un avantage comparatif, à l’instar du développement du secteur privé, en particulier les PME, la promotion de la transition vert et des énergies renouvelables ainsi que le développement de l’inclusion financière », a-t-elle déclaré.
M.C.B