Deux espèces inédites de grenouilles de très petite taille ont récemment été découvertes dans la forêt amazonienne du Pérou, révélant une fois encore l’extraordinaire richesse biologique de cette région du monde.
Par Chaimaa Sadou
Cette découverte confirme le rôle central du Pérou dans la recherche scientifique et la préservation de la biodiversité, notamment au cours des années 2024 et 2025. Ces amphibiens minuscules, à la fois fragiles et uniques, rappellent l’importance de protéger les écosystèmes menacés par les changements environnementaux.
C’est dans le parc national Yanachaga-Chemillén, à plus de 3 200 mètres d’altitude, que les chercheurs du Rainforest Partnership et de l’Institut péruvien d’herpétologie ont identifié ces deux nouvelles espèces, baptisées Phrynopus manuelriosi et Phrynopus melanoinguinis. D’une taille comprise entre 11 et 27 millimètres, ces grenouilles présentent une couleur rouge vive ornée de motifs noirs, ainsi que de petites protubérances au niveau des paupières, leur conférant une apparence singulière.
Le Service national des zones naturelles protégées (Sernanp) a annoncé cette découverte mardi, soulignant l’importance de la Cordillère de Yanachaga, un écosystème fragile abritant une faune exceptionnelle, dont plusieurs espèces endémiques. Le parc, qui s’étend sur 122 000 hectares, est également un refuge pour plus de 600 espèces d’oiseaux, faisant de cette région un véritable laboratoire naturel pour la recherche en biodiversité.
Les années récentes ont été particulièrement fécondes pour la science. En octobre 2024, une petite grenouille toxique, la Ranitomeya hwata, a été identifiée, suscitant un grand intérêt scientifique. La même période a vu la description de centaines de nouvelles espèces d’insectes, dont des mille-pattes et des coléoptères, dans des zones encore peu explorées. En 2025, une nouvelle espèce de chauve-souris arboricole, reconnaissable à ses motifs faciaux uniques, est venue enrichir la liste des découvertes remarquables réalisées dans cette région.
Ces avancées montrent que l’exploration de la faune amazonienne est loin d’être achevée. Elles confirment également la place du Pérou parmi les plus grands réservoirs de biodiversité au monde. À travers ces recherches, les scientifiques appellent à renforcer la protection des milieux naturels face aux menaces du déboisement et du changement climatique. Préserver ces habitats exceptionnels, c’est non seulement protéger des espèces encore méconnues, mais aussi sauvegarder l’un des patrimoines naturels les plus précieux de la planète.
C.S
