Le développement de la coopération économique et des partenariats dans différents secteurs avec les pays africains continue d’être considéré comme une véritable priorité pour l’Algérie.
Par Mohamed Zahar
Qu’il s’agisse d’investissements communs, d’opérations d’exportation ou d’échanges commerciaux, l’Afrique occupe une position particulière aux yeux des autorités algériennes, comme l’ont d’ailleurs rappelé tout récemment différents responsables.
Samedi dernier, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a exhorté les opérateurs économiques et les porteurs de projets algériens et africains à établir de “véritables” partenariats d’investissement et commerciaux.
Il les a notamment appelés à tirer le meilleur parti de l’amélioration de l’environnement économique du pays.
La prochaine décennie sera “celle de l’Algérie et de l’Afrique”, a-t-il clairement affirmé.
Ces déclarations ont été faites par le ministre lors de sa participation au Forum africain d’investissement et du commerce (AFIC), un événement important ayant réuni des chefs d’entreprises de différents pays du continent africain.
En tout, un millier d’opérateurs économiques et d’experts venus de 43 pays africains ont participé à cette rencontre.
“L’essor économique que connait l’Algérie lui ouvre des perspectives très prometteuses”, a soutenu M. Rezig. Il a appelé à “l’exploitation de toutes les opportunités disponibles, et des ressources matérielles, humaines et naturelles importantes dont regorge l’Algérie, pour établir de véritables partenariats économiques et conclure d’importants contrats commerciaux”.
De son côté, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, M. Lakhdar Rekhroukh a réaffirmé “l’engagement de l’Algérie envers les principes de la coopération africaine, ainsi que sa disponibilité à partager son expérience et à accompagner ses frères africains dans la réalisation des projets de connexion intracontinentale, selon une vision de développement équitable, solidaire et à impact tangible”.
Lundi dernier, les participants au même forum ont souligné, peu avant sa clôture, le rôle important des deux banques algériennes activant en Mauritanie et au Sénégal, et qui représentent un atout pour l’intégration économique au niveau du continent.
L’Algerian Bank of Senegal, et l’AUB (Algerian Union Bank) en Mauritanie ont contribué au renforcement de la coopération économique et commerciale entre l’Algérie et ces deux pays, ce qui constitue “un atout de plus pour l’intégration africaine”, ont noté les participants encourageant la création d’institutions du même genre à l’échelle du continent.
Lors de son intervention, le président du Centre Arabo-africain pour l’investissement et le développement (CAAID), Amine Boutalbia a tout particulièrement souligné l’importance de ce genre d’institutions financières pour le renforcement de la coopération entre les pays africains.
De son côté, le Directeur de la promotion et du soutien aux échanges économiques au ministère des Affaires étrangères, Rabah Fassih, a mis en avant l’importance de la coopération algérienne avec les autres pays africains, précisant que “le partenariat de l’Algérie avec le continent connaîtra une impulsion accrue cette année, dans le contexte d’un certain nombre d’événements économiques majeurs prévus”.
Il est important de signaler que l’Algérie s’apprête à organiser un événement économique de grande envergure affirmant sa volonté de développer davantage les partenariats avec les pays africains. Il s’agit de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), prévue du 4 au 10 septembre prochain à Alger. Une manifestation économique qui réunira des opérateurs de 140 pays représentant différents continents, 2.000 exposants, 35.000 visiteurs ainsi que des chefs d’Etats, des chefs de gouvernement et des ministres de pays africains.
Selon les estimations des organisateurs, cette foire devrait totaliser plus de 44 milliards de dollars américains d’accords commerciaux et d’investissements.
M.Z
