Profitant de sa présidence du Groupe des Sept grandes démocraties (G7) cette année, le gouvernement italien se concentre sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur l’économie italienne tout en établissant des mesures de protection pour son développement.
Dans le cadre de la réglementation et de la mise en œuvre d’une stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle, la Première ministre Giorgia Meloni a annoncé, le mardi 12 mars, son intention de créer un fonds d’investissement doté d’un capital initial d’un milliard d’euros pour promouvoir des projets d’intelligence artificielle.
S’exprimant dans une vidéo adressée à un congrès sur l’IA à Rome, la Première ministre a expliqué que ce fonds d’investissement inclurait à la fois de nouvelles ressources et des fonds existants, afin d’attirer de nouveaux investissements et de créer une voie italienne de développement de l’IA.
Giorgia Meloni a également déclaré que Rome travaillait sur une réglementation nationale, complémentaire de la législation européenne en cours d’élaboration, afin d’identifier les moyens de favoriser le développement de champions nationaux.
« C’est une technologie qui ne pourra libérer tout son potentiel positif que si son développement s’effectue dans le cadre de règles éthiques plaçant les individus, leurs droits et leurs besoins au centre », a estimé la Première ministre.
Pour le gouvernement italien, le développement de l’IA suscite des inquiétudes, notamment avec le lancement en 2022 de CHATGPT, une IA générative qui a quitté les laboratoires et a conquis le monde en permettant la production de textes, d’images et de sons sur simple demande en langage courant.
L’IA sera une priorité de la présidence italienne du G7 cette année, et lors d’une réunion ministérielle du G7 à Vérone et Trente les jeudi et vendredi, Rome espère travailler à la création d’outils de développement et à l’utilisation éthique de l’IA axée sur l’être humain.
L’Italie cherche également à mettre en place des mécanismes appropriés de surveillance volontaire pour un code de conduite non contraignant adopté par le G7 l’année dernière pour les entreprises développant les systèmes d’intelligence artificielle les plus avancés.
M.A
