Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’Algérie est sur la bonne voie, appelant à la solidarité et à la mobilisation contre les parties qui tentent de la cibler.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, diffusée vendredi sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a déclaré que “l’Algérie est sur la bonne voie, c’est pourquoi elle est ciblée par certaines parties qui redoutent l’autonomie qu’elle a réalisée et le rétablissement de ses rôles centraux au double plan régional et international”, mettant en garde contre les voix qui s’emploient à répandre les rumeurs et à semer le doute parmi les citoyens.
A cet effet, le président de la République a appelé les Algériens à “la solidarité et à la mobilisation contre les parties qui souhaitent le mal au pays”, notamment à travers “les tentatives de sabotage émanant de l’intérieur”.
Il a rappelé que l’Algérie a enregistré des résultats positifs à tous les niveaux, mettant en avant les acquis réalisés sur le plan social, où “un tiers de la population bénéficie aujourd’hui de la gratuité de l’enseignement, tandis que l’Etat prend en charge la catégorie des chômeurs à travers une allocation”.
Soulignant que l’objectif d’améliorer le cadre de vie des citoyens, “s’inscrit dans le cadre du travail quotidien mené avec le Premier ministre et les membres du Gouvernement”, le président de la République a réaffirmé son engagement à mettre en place, “à partir de l’année 2026, de nouvelles augmentations de salaires, de la bourse des étudiants et de l’allocation chômage, des revalorisations qui pourraient également inclure les pensions de retraite, en fonction des moyens de l’Etat”.
Concernant le nouveau gouvernement, le Président de la République a indiqué que la majorité des ministres qui le composent “travaillent conformément à une feuille de route claire”, ajoutant : “nous avons des engagements pour 2026 et 2027 et nous œuvrons à atteindre nos objectifs en chiffres, loin des slogans”.
Répondant à une question sur les critères retenus pour la nomination de M. Sifi Ghrieb au poste de Premier ministre, le président de la République a précisé que ce dernier “saura, grâce à son expérience de terrain, corriger la trajectoire de tout ministre qui s’écarte de la feuille de route”, considérant que cette nomination permettra d’assurer “la complémentarité dans la programmation et la mise en œuvre des grandes décisions du pays”.
Le président de la République a évoqué également la nomination de M. Yacine El-Mahdi Oualid au poste de ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, estimant que “sa maitrise de la modernisation lui permettra de transformer la situation dans ce secteur, représentant désormais une science en soi, utilisant les techniques modernes pour répondre aux besoins du pays et atteindre l’autosuffisance”.
S’agissant de la nouvelle équipe du gouvernement qui compte neuf femmes, le président de la République a estimé que ce nombre “reste insuffisant”, réaffirmant sa volonté de “renforcer la présence de la femme au sein du Gouvernement et dans les postes de responsabilité à l’avenir”.
Par ailleurs, le président de la République a réaffirmé que “la liberté d’expression est garantie en Algérie, mais l’injure et la diffamation ne sont pas permises”, ajoutant que les portes demeurent ouvertes aux partis politiques afin de leur permettre un accès aux médias.
Concernant le dialogue national inclusif, qui sera organisé prochainement, le président de la République a souligné que son lancement est tributaire de la définition de ses modalités et formes d’organisation, pour que tous les acteurs puissent exprimer leurs opinions et partant bâtir une République forte et démocratique”.
Après avoir exprimé, à ce propos, son regret quant au retard enregistré dans l’examen de la loi sur les partis au niveau du Parlement, le président de la République a affirmé que le dialogue entre l’Etat et ces entités est primordial”, et que le dialogue entre les deux parties doit être “hautement constructif”.
Il a, à cette occasion, annoncé une révision de la loi électorale “dans certains de ses aspects techniques”, ainsi que des réajustements dans les missions de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), soulignant que les prochaines élections législatives et locales seront organisées dans les délais prévus”. Evoquant la généralisation de la numérisation, le président de la République a souligné la nécessité d’achever cette opération d’ici la fin de l’année en cours, annonçant qu’il prendra des mesures radicales en cas de non-respect de ce délai.
Le président de la République annonce de nouvelles augmentations des salaires et allocations en 2026
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a annoncé que de nouvelles augmentations des salaires, de l’allocation chômage et des bourses des étudiants, seront appliquées à partir de 2026 et pourraient aussi toucher les pensions de retraite, en fonction des moyens de l’Etat.
Lors de son entrevue périodique avec les médias, diffusée vendredi sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a abordé le volet relatif au renforcement des acquis sociaux, affirmant à ce propos qu’il “demeure attaché aux engagements qu’il a pris envers le peuple algérien”.
“La distinction entre promesses et engagements est claire. Mes engagements sont consignés par écrit et seront appliqués”, a-t-il soutenu.
A ce sujet, le président de la République a précisé: “J’avais pris l’engagement de procéder, à partir de 2026, à une révision des augmentations des salaires ainsi que de la bourse des étudiants et de l’allocation chômage, des revalorisations qui pourraient également inclure les pensions de retraite, en fonction des moyens de l’Etat”, ajoutant que “l’objectif de toutes ces mesures est d’améliorer le pouvoir d’achat de nos concitoyens, une amélioration que les Algériens perçoivent déjà”.
Le président de la République a souligné que la réalisation de cet objectif “s’inscrit dans le cadre du travail quotidien mené avec le Premier ministre et les membres du Gouvernement”.
APS
« L’établissement d’un Etat palestinien est inéluctable »
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’établissement d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967 avec El-Qods pour capitale est inéluctable, soulignant que le soutien de l’Algérie à cette cause est fondé, dès le début, sur cette base.
Evoquant les victoires et nouveaux acquis réalisés par la diplomatie algérienne, notamment en faveur de la cause palestinienne, depuis l’entame du mandat de l’Algérie au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, lors de son entrevue périodique avec les médias diffusée vendredi sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a souligné que “le soutien de l’Algérie à la cause palestinienne était fondé, dès le début, sur l’établissement d’un Etat palestinien, chose que j’ai soutenue personnellement à l’ONU et dans plusieurs rencontres internationales et même lors de mes visites officielles”.
“Il n’existe pas de solutions à cette question autres que celle fondée sur l’établissement d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967 avec El-Qods echarif pour capitale et l’illusion du « Grand Israël » relève de l’absurde”, a-t-il martelé.
Il a rappelé dans ce contexte, que le Sommet arabe tenu en Algérie en 2022 “était basé sur ce même principe et sur la réorganisation des rangs palestiniens pour sortir avec une Organisation de libération de la Palestine (OLP) forte, en tant que seul représentant légitime des Palestiniens, ajoutant: “nous avons introduit la cause palestinienne à l’Assemblée générale (AG) des Nations unies, 143 Etats ayant voté l’année dernière en faveur de l’admission de l’Etat de Palestine en tant qu’Etat de plein droit et membre à part entière de l’ONU, des voix neutralisées par un véto qui est utilisé jusqu’à ce jour”.
Répondant à une question concernant la possibilité pour l’Algérie d’obtenir un jour la qualité de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, le président de la République a déclaré que “ce n’est pas impossible, que ce soit pour l’Algérie, le Nigéria, l’Afrique du Sud ou l’Egypte, pays frère”, réaffirmant “la nécessité de réorganiser les Nations unies afin que l’Afrique dispose d’au moins 10 sièges au Conseil de sécurité, dont trois (3) permanents”. A ce propos, il a rappelé que l’Algérie a été élue au Conseil de sécurité pour la 4e fois, ce qui ne s’est pas produit pour aucun autre pays.
Le président de la République a également évoqué les relations de l’Algérie avec son environnement régional, notamment avec la Mauritanie et la Tunisie, qu’il a qualifiées de solides, affirmant que l’Algérie poursuit ses efforts pour aider ses frères en Mauritanie, notamment à travers la reconstruction de certaines structures sanitaires et non sanitaires, au mieux des intérêts des deux peuples.
Les relations entre l’Algérie et la Tunisie, pays frère, sont “fortes et solides”, a affirmé le président de la République, estimant que tout ce qui se dit sur ces relations n’est que “chahut”.
A une question sur l’espoir de voir l’Afrique se débarrasser des conspirations et des ingérences étrangères, le président de la République a précisé que “les choses sont entre les mains des Africains eux-mêmes. Ils ont le choix soit de s’orienter vers le développement de leurs pays ou bien vers la guerre”, estimant que “quiconque veut aider l’Afrique doit le faire en aidant ses enfants à trouver un emploi et par l’investissement et non pas par les armes destructrices”, a-t-il martelé.
Concernant l’agression sioniste récente contre le Qatar, le président de la République a réitéré sa condamnation de cet acte, le qualifiant d’”attaque contre la nation arabo-musulmane tout entière et de crime envers ce pays”.
APS
