Par Karim-Akli Daoudi
La Malaisie a exprimé sa profonde préoccupation face à la décision empêchant la délégation palestinienne de prendre part à la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies prévue en septembre à New York. Par la voix de son ministère des Affaires étrangères, elle a exhorté les autorités américaines à revenir sur cette mesure jugée contraire aux principes du droit international et à l’esprit de la Charte des Nations Unies.
Dans un communiqué relayé par l’agence officielle palestinienne Wafa, Kuala Lumpur a souligné l’importance de préserver le cadre multilatéral et de garantir la participation pleine et entière de toutes les délégations, qu’elles soient membres ou observateurs, conformément à l’Accord de siège et aux résolutions adoptées par l’ONU.
Le ministère malaisien a rappelé que la Charte des Nations Unies et le droit international consacrent le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination, droit constamment réaffirmé par de nombreuses résolutions onusiennes. Il a également insisté sur l’impératif de protéger ce principe fondamental ainsi que le droit à la justice, en mobilisant les mécanismes internationaux existants.
Réitérant son appui constant à la lutte du peuple palestinien pour son indépendance, la Malaisie a appelé la communauté internationale à défendre la justice, l’égalité et la dignité, conditions indispensables à l’instauration d’une paix durable, à la liberté et à la création d’un État palestinien souverain.
Cette réaction intervient au lendemain de l’annonce du département d’État américain, qui a déclaré vendredi avoir révoqué les visas des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ainsi que ceux de la présidence palestinienne, les empêchant ainsi de participer aux travaux de l’Assemblée générale. Ce rendez-vous majeur, qui marquera sa 80e session, devrait néanmoins être l’occasion d’un soutien international accru en faveur de la reconnaissance officielle de l’État de Palestine.
KAD
