La France « se réveille » / Des écrivains appellent à “nommer le génocide” en cours à Ghaza

 

 

  Des écrivains en France ont appelé à “nommer le génocide” en cours à Ghaza et à agir pour y mettre fin, plaidant pour des sanctions contre l’entité sioniste, responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans l’enclave palestinienne.

 

“Nous ne pouvons plus nous contenter d’appeler cela une horreur, de faire montre d’une empathie générale et sans objet, sans qualifier cette horreur, ni préciser de quoi il s’agit”, estiment 300 écrivains dans une tribune publiée mardi par le quotidien français “Libération”. Les signataires parmi lesquels figurent Virginie Despentes, Mohamed Mbougar Sarr ou encore Gaël Faye l’affirment : “il faut aujourd’hui nommer le génocide”. “La qualification de génocide pour décrire ce qu’il se passe à Ghaza ne fait plus débat pour nombre de juristes internationaux et d’organisations de protection des droits humains”, affirme le texte évoquant la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Amnesty International, Médecins sans frontières, Human Rights Watch, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, les rapporteurs des Nations unies, “et bien d’autres spécialistes et historiens”. “Face à ce moment historique, nous pouvons détourner le regard. Ou bien nous montrer à la hauteur de la tâche qui s’impose à nous”, interpellent les écrivains. Pour les signataires de la tribune, l’utilisation du mot génocide “n’est pas un slogan”. “Elle implique des responsabilités juridiques, politiques, morales”, rappellent ceux qui ne peuvent plus se contenter du mot “horreur” sans préciser son étendue. “Notre responsabilité collective est engagée”, écrivent-ils. Nous, poursuivent-ils, ” écrivains et écrivaines d’expression française, avons trop tardé à parler d’une seule voix”. Dans cette tribune, publiée un peu plus d’un an et sept mois après que la poétesse palestinienne, Hiba Abu Nada, a été tuée par des bombardements de l’armée d’occupation, ils souhaitent prendre la parole “au nom de notre métier” pour “parler aussi des nôtres”. L’entité sioniste “tue sans relâche des Palestiniens et des Palestiniennes, par dizaines, chaque jour. Parmi eux, nos confrères et consœurs : les écrivains et écrivaines de Ghaza”, indique le texte. Et d’ajouter : “Quand (l’entité sioniste) ne les tue pas, elle les mutile, les déplace, les affame délibérément. (L’entité sioniste) a détruit les lieux de l’écriture et de la lecture, bibliothèques, universités, foyers, parcs”. “Soyons très clairs : la vie d’un écrivain ou d’une écrivaine n’est pas plus précieuse que celle de quiconque, surtout à l’heure où des familles entières sont rayées du registre de l’état civil de manière routinière”, précise les signataires. Mais pour ces écrivains, la mort de leurs homologues est aussi “une censure”. “Parce qu’en tuant un écrivain ou une écrivaine, c’est une culture, une liberté, un témoignage, une archive que l’on efface”, soulignent-ils. Dans ce contexte, les signataires de cette tribune exigent “plus que jamais” que soient “imposées des sanctions” à l’entité sioniste, exigeant “un cessez-le-feu immédiat” qui garantisse la sécurité et la justice pour les Palestiniens, la libération des milliers de prisonniers palestiniens et qui “mette un terme, sans délai, à ce génocide”. Plus de 54.000 palestiniens sont tombés en martyrs à Ghaza, soumise à un bombardement intensif de l’armée d’occupation sioniste et à la famine en raison du blocus imposé par l’entité sioniste à l’enclave palestinienne, empêchant l’acheminement de l’aide humanitaire.

 

RI

 

 

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