Rien n’arrête les agissements des psychopathes à la tête de l’armée sioniste dans son crime de génocide qu’ils continuent sans cesse de perpétrer contre les populations palestiniennes de la bande de Ghaza.
Par Tinhinane Ait Afrah
Et pour preuve, l’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (Euro-Med Monitor) fait étatde l’utilisation de civils palestiniens comme boucliers humains par l’armée sioniste d’occupation dans ses incursions terrestres. Méthode qu’elle n’a jamais cessé de pratiquer, note l’ONG, depuis son agression contre l’enclave palestinienne, le 7octobre 2023. Dans un communiqué publié hier, dimanche, sur son site, l’ONG indique que son équipe a documenté “un crime complexe et généralisé contre une famille civile composée d’une femme âgée et de ses quatre enfants. La famille a été attaquée par des tirs et des bombes après que l’armée (sioniste) a pris d’assaut leur maison jeudi soir, 27 juin”. “Ils ont ensuite été emmenés dehors et détenus malgré leurs blessures près de chars dans une zone dangereuse, où ils ont été utilisés comme boucliers humains. La mère de 65 ans, identifiée comme Safiya Hassan Musa Al-Jamal, a été renversée par un char sioniste et tuée devant son fils”, rapporte l’ONG. Euro-Med Monitor a déjà documenté de nombreux cas où l’armée sioniste avait tué des civils palestiniens en écrasant intentionnellement des civils vivants avec des chars militaires. Jamal Hamdi Hassan Ashour, 62 ans, était l’une de ces victimes. Il a été délibérément écrasé dans le quartier d’Al-Zaytoun, à Ghaza, le 29 février, après son arrestation. Un autre crime documenté a eu lieu le 23 janvier, lorsqu’un char de l’armée sioniste a écrasé des membres de la famille Ghannam alors qu’ils dormaient dans une caravane-abri dans le quartier des tours Taiba à Khan Younes. Lors d’un autre incident documenté par Euro-Med Monitor, des chars et des bulldozers de l’occupation ont écrasé des personnes déplacées dans leurs tentes dans la cour de l’hôpital Kamal Adwan de BeitLahia, le 16 décembre 2023.Euro-Med Monitor a également documenté de nombreux incidents de chars détruisant des biens civils, en particulier des voitures, lors des incursions terrestres dans différentes parties de la bande de Ghaza. Ces pratiques reflètent, selon l’organisation, l’intention de l’occupation de “punir collectivement le peuple palestinien, dans le but de l’éliminer, de l’intimider et/ou de lui porter préjudice physiquement et psychologiquement”. Pour conclure, l’ONG appelle la communauté internationale à “prendre des mesures immédiates pour remplir ses obligations internationales et mettre fin au crime de génocide” que l’entité sioniste commet contre tous les Palestiniens de la bande de Ghaza depuis neuf mois. Notons, par ailleurs, que le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 37.877 martyrs et 86.969 blessés, depuis le 7 octobre dernier, ont indiqué dimanche les autorités palestiniennes de la santé. Selon la même source, l’armée d’occupation sioniste a commis 3 massacres au cours des dernières 24 heures dans la bande de Ghaza, faisant 43 martyrs et 111 blessés. Les autorités palestiniennes de la santé ont indiqué qu’un certain nombre de victimes palestiniennes se trouvaient encore sous les décombres et sur les routes, et que les forces de l’occupation empêchaient les ambulances et les équipes de la Protection civile de leur porter secours. Depuis le 7 octobre 2023, l’armée sioniste mène une agression sauvage contre l’enclave palestinienne qui a entraîné des destructions massives d’infrastructures, en plus d’une catastrophe humanitaire sans précédent. Environ 10.000 Palestiniens se retrouvent avec différents niveaux de handicaps, conséquence directe des attaques sionistes qui se poursuivent depuis le 7 octobre 2023 sur la bande de Ghaza, selon l’’ONG palestinienne Network Rehabilitation Sector qui a publié hier, dimanche, un rapport contenant un avertissement sévère concernant les graves répercussions de l’agression sioniste en cours contre les Palestiniens dans la bande de Ghaza. Dans le rapport, le groupe a également déclaré que la guerre génocidaire en cours “a conduit au déplacement de dizaines de milliers de personnes aux besoins spéciaux, les soumettant à des conditions de vie difficiles, sans accessibilité, ni accès aux fournitures médicales et aux appareils fonctionnels nécessaires, et sont également confrontées à une profonde détresse psychologique”. L’ONG a souligné, en outre, que “les attaques ont non seulement causé des dommages physiques à des milliers de Palestiniens, y compris des handicaps permanents, mais ont également gravement entravé les déplacements et l’accès aux services essentiels pour les personnes aux besoins spécifiques”.
T.A.A
