La Foire commerciale intra-africaine (IATF), prévue du 4 au 10 septembre prochains à Alger est bien plus qu’un événement économique, puisqu’elle sera, et tous les indicateurs le montrent, un événement d’envergure internationale et de portée stratégique.
Il est hautement important pour l’Algérie, pays organisateur, mais aussi pour les pays africains qui y participeront.
Par Mohamed Zahar
Au-delà de l’aspect purement économique, l’IATF sera aussi un événement éminemment politique. Il fait partie de ces rencontres économiques qui attirent aussi bien les chefs d’entreprise que les chefs d’Etat.
Il y a quelques mois, le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations annonçait la participation de 17 chefs d’Etat africains à ce salon prestigieux.
L’IATF est plus qu’un événement continental puisque des opérateurs de 140 pays représentant différents continents ont annoncé leur intention d’y participer.
Les autorités algériennes se sont fixées comme priorité absolue la réussite de cet événement. L’IATF a d’ailleurs fait partie des questions à l’ordre du jour du dernier Conseil des ministres tenu dimanche.
“Cette Foire revêt une importance particulière pour la promotion des échanges commerciaux intra-africains. Aussi, le président de la République a-t-il ordonné la mise en place de toutes les facilitations nécessaires à la participation des partenaires africains à cet événement économique que l’Algérie s’apprête à accueillir et de l’ensemble des mesures et dispositions à même de contribuer à sa réussite au profit des économies nationale et africaine”, indique un communiqué du Conseil des ministres.
Le président de la République a également ordonné “la coordination et la conjugaison des efforts entre le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national et le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, afin d’assurer le plein succès de la Foire commerciale intra-africaine, eu égard à l’expérience de l’Algérie et de son rôle de chef de file aux niveaux africain et international”, ajoute le communiqué.
Plus de 2.000 exposants, dont des entreprises du continent africain et du monde entier, présenteront leurs produits et services lors de la 4e édition de l’IATF, selon un communiqué de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) qui organise l’évènement.
Sous le thème “Passerelle vers de nouvelles opportunités”, l’IATF2025 accueillera plus de 35.000. Plus de 44 milliards de dollars américains d’accords commerciaux et d’investissements devraient être conclus pendant la semaine de la foire, informe la même source.
Des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres du commerce, des finances, de la culture et d’autres ministères participeront à cette foire, indiquent encore les organisateurs.
Le programme de l’IATF2025 prévoit une exposition commerciale, un forum sur le commerce et l’investissement de quatre jours avec des conférences animées par des experts africains et internationaux, ainsi qu’un salon sur l’industrie automobile africaine.
Une plateforme interentreprises (B2B) et interentreprises-gouvernement (B2G) pour la mise en relation et les échanges commerciaux est également programmée. Les organisateurs consacreront, par ailleurs, un espace aux porteurs de projets innovants africains.
Il y a lieu de noter que l’IATF est un événement biannuelle, organisé en collaboration avec la Commission de l’Union Africaine (CUA) et le Secrétariat général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Il a pour objectif de soutenir le développement du commerce et des investissements intra-africains, en particulier dans le contexte de la mise en œuvre de libre-échange continental africain.
L’Algérie, membre important au sein de l’Union africaine entend donner à son aura politique, une dimension économique à même de conforter sa position de pays leader dans sa région.
L’organisation de cet événement en Algérie reflète aussi et surtout la volonté du pays de renforcer les liens avec les autres Etats africains.
M. Z
