Le Conseil des gouverneurs de la Banque Islamique de Développement (BID) a accepté la recommandation de son comité des procédures d’attribuer à l’Algérie l’organisation des assemblées annuelles de 2025, a annoncé le ministère des Finances algérien dans un communiqué avant-hier.
Par Wahiba Blidi
Cette décision a été prise lors des assemblées annuelles de la BID qui se sont déroulées à Riyadh, en Arabie Saoudite, du 27 au 30 avril. Le ministre des Finances, Laaziz Faid, qui a dirigé la délégation algérienne, a également pris la présidence du Conseil des gouverneurs, succédant au ministre saoudien des Finances, Mohamed El-Jadaan, pour le prochain mandat.Durant cet événement, le ministre Faid a exprimé sa gratitude pour la confiance placée en l’Algérie, affirmant l’engagement du pays à mettre en place toutes les conditions nécessaires pour le succès de cet important événement, qui coïncidera avec la 50ème réunion du Conseil. Les discussions lors des assemblées ont également porté sur l’importance de renforcer les efforts pour soutenir le développement socio-économique des pays membres afin d’améliorer la résilience de leurs économies et populations face aux crises. Il a été proposé que la BID envisage la création d’un mécanisme dédié aux financements concessionnels pour les pays les moins avancés de la région, afin de renforcer la solidarité islamique. Le ministre Faid a encouragé la BID à collaborer avec d’autres institutions multilatérales de développement pour créer des synergies et tirer parti de leur expérience en matière de financements concessionnels. L’objectif est d’optimiser l’utilisation des ressources financières et de maximiser leur impact sur le développement, comme le souligne le communiqué.Ces réunions ont offert l’occasion de passer en revue les activités et les performances financières des filiales de la Banque Islamique de Développement (BID) pour l’année écoulée. L’approbation des rapports annuels, des états financiers, et des budgets de gestion en a résulté. Ces sessions ont également permis aux gouverneurs de la BID de discuter des orientations stratégiques futures de l’institution.En parallèle, M. Faid a profité de l’occasion pour mener des discussions bilatérales avec ses homologues de plusieurs pays, tels que la Turquie, le Bénin et le Soudan. Ces échanges ont porté sur les mesures potentielles à adopter au sein des organes décisionnels de la BID pour améliorer le fonctionnement de l’institution et l’efficacité de ses interventions. De plus, M. Faid a rencontré des dirigeants de diverses institutions multilatérales de développement, dont le vice-président de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures, pour explorer les possibilités de collaboration future.Le ministre des Finances a également présidé la 24ème session du haut Conseil des fonds d’El-Aqsa et d’El-Qods, au cours de laquelle l’avancement des projets financés par ces fonds a été examiné, et les rapports d’activités et financiers ont été approuvés. “Le Conseil a souligné l’importance de soutenir ces fonds, particulièrement dans le contexte actuel de crise marqué par une agression sans précédent contre le peuple palestinien, affectant les infrastructures et les conditions de vie de la population”, d’après le communiqué.L’édition 2024 des assemblées annuelles de la BID, qui célèbre le 50ème anniversaire de la fondation de la banque, a été placée sous le thème “Chérir notre passé et tracer notre avenir : originalité, solidarité et prospérité”. Cet événement a réuni les ministres des Finances et de l’Économie des 57 pays membres, ainsi que des responsables de plusieurs organisations et institutions financières internationales et régionales.
W.B
