Hamas a lancé hier, samedi, une attaque d’une ampleur sans précédent contre Israël, provoquant la mort d’au moins 100 personnes et revendiquant la capture de plusieurs otages lors d’une attaque surprise combinant une infiltration d’hommes armés en territoires occupés et des tirs massifs de roquettes depuis Ghaza.
Par Tinhinane Ait Afrah
Le président palestinien Mahmoud Abbas a donné l’ordre hier, samedi, de protéger le peuple palestinien et de défendre son droit à se protéger contre les agressions de l’armée d’occupation israélienne et des colons.
Mahmoud Abbas a dirigé une réunion d’urgence avec des responsables palestiniens, civils et de sécurité, comme rapporté par l’agence palestinienne Wafa. Lors de cette réunion, le président palestinien a souligné l’importance de garantir la protection du peuple palestinien et son droit à se défendre contre les actions violentes perpétrées par les colons et les forces d’occupation israéliennes. Il a ordonné la mise en place de toutes les mesures nécessaires pour renforcer la résistance du peuple palestinien face aux exactions commises par l’occupation sioniste et les milices de colons. Il est à noter que le groupe palestinien Hamas a lancé hier, samedi, une attaque d’une ampleur sans précédent contre Israël, provoquant la mort d’au moins 100 personnes et revendiquant la capture de plusieurs otages lors d’une attaque surprise combinant une infiltration d’hommes armés en Israël et des tirs massifs de roquettes depuis Ghaza. Les médias israéliens ont rapporté au moins 100 décès parmi les Israéliens, avec des images de corps dans les rues de la ville méridionale de Sderot. En réponse, l’armée israélienne a mené des frappes aériennes sur Ghaza, causant de nombreuses victimes, et le Hamas a affirmé détenir un grand nombre de prisonniers israéliens, y compris des responsables de haut rang. La situation a été déclenchée par une escalade des attaques d’Israël contre les Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem, ainsi qu’à l’intérieur des prisons israéliennes. Le commandant militaire du Hamas, Mohammad Deif, a qualifié cette opération de “plus grande bataille pour mettre fin à la dernière occupation sur terre”. Cette attaque marque une infiltration sans précédent d’hommes armés du Hamas en Israël depuis Ghaza, représentant le coup le plus sévère porté à Israël dans le conflit avec les Palestiniens depuis la deuxième Intifada il y a deux décennies. Le groupe militant du Jihad islamique a également rejoint l’attaque et prétend détenir des soldats israéliens en captivité. Les responsables de la santé à Ghaza ont signalé 198 Palestiniens tués dans les frappes aériennes, tandis que des images montraient des nuages de fumée noire s’élevant dans le ciel. À Ghaza, le rugissement des tirs de roquettes a pu être entendu et les habitants ont signalé des affrontements armés le long de la barrière de séparation avec Israël, près de la ville méridionale de Khan Younis, et ont déclaré avoir constaté un mouvement important de combattants armés. Les Palestiniens de Ghaza se préparaient à la réponse d’Israël. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a exhorté les deux parties au conflit à «agir de manière raisonnable» et à éviter une escalade des violences à Ghaza. Pour sa part, la Russie a appelé à la «retenue». Et comme de coutume, les puissances occidentales (Etats-Unis, France et autre) ont condamné ce qu’ils ont appelé l’agression terroriste contre Israël, appelant à une cessation des attaques contre l’entité sioniste lui réitérant leur soutien dans de pareilles situations. Pour plusieurs analystes, l’offensive lancée ce samedi 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien est sans précédent. Outre qu’elle témoigne de failles sécuritaires de l’État hébreu, qui n’a pas vu venir une opération forcément mûrie depuis des mois, elle pourrait avoir des conséquences majeures sur la région et remettre en cause le processus de normalisation en cours entre Israël et l’Arabie saoudite. Plusieurs éléments donnent à cette attaque un caractère, sinon inédit, incomparable avec les dernières confrontations entre le Hamas et Israël. Le premier c’est qu’elle révèle les failles du renseignement israélien qui semble complètement dépassé. Et, c’est aussi la première fois depuis des décennies que l’entité sioniste renvoie un tel sentiment de fragilité.
T.A.A
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