Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a affirmé, hier à Alger, que 2022 sera une année consacrée exclusivement à l’économie en ce sens que tous les dossiers susceptibles de concourir au développement du pays seront pris en charge.
Dans son allocution à l’ouverture de la Conférence nationale sur la relance industrielle, M. Tebboune a souligné qu’»après le parachèvement de l’édifice constitutionnel et institutionnel, 2022 sera exclusivement consacrée à l’économie, et «là nous verrons, a-t-il dit, qui des responsables suivront notre démarche et ceux qui l’entraveront». Le président de la République a présenté un état des lieux du secteur industriel en Algérie, en retraçant les différentes étapes franchies. «Le secteur industriel en Algérie est passé par plusieurs étapes, la première étant la surindustrialisation notamment pour l’industrie lourde comme la métallurgie, le textile et la pétrochimie», a-t-il indiqué précisant qu»’il n’en reste que peu de ces industries en raison des crises financière, politique et sécuritaire». Et d’ajouter : «après l’aisance financière» atteinte dans le pays, le secteur a amorcé la phase de «la fausse industrialisation», assimilée de façon caricaturale au gonflage des pneus et au détournement d’argent vers l’étranger sous plusieurs appellations, outre l’assemblage au lieu de la fabrication». «L’état actuel de l’industrie nationale n’est pas une fatalité mais une réalité, même si certains aspects sont difficiles à appréhender et à maîtriser, il reste cependant possible de redresser la situation en prenant urgemment les mesures nécessaires pour éradiquer la corruption et mettre fin à la dilapidation de l’argent public», a souligné le président Tebboune. «Maintenant que la justice a tranché, nous nous remettons à la construction d’une véritable industrie sur des bases rationnelles au service de l’intérêt national comme un des vecteurs du développement global», conclut le chef de l’Etat.
Augmenter la contribution de l’industrie au PIB de 15 pc
Le président Tebboune a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité d’augmenter la contribution de l’industrie au Produit interne brut (PIB) de 10 à 15% pour un véritable décollage du secteur. M. Tebboune a insisté sur la nécessité «d’augmenter la contribution de l’industrie au PIB de 10 à 15%». Il est possible d’atteindre le taux de 10% au PIB avec «des efforts raisonnables», néanmoins si nous voulons opérer une révolution industrielle, il faut atteindre un taux de 15%», a-t-il souligné. Certains pays européens industrialisés dont les industries enregistraient une part de contribution de plus de 20 % à leurs PIB, enregistrent actuellement des taux entre 11 et 12 %, et de ce fait, les efforts qui seront consentis en Algérie pour développer l’industrie permettront d’atteindre des moyennes dépassant ces pays, a fait remarquer M. Tebboune. Une augmentation de cette contribution réduira également les importations industrielles, explique le Président, soulignant l’obligation d’appliquer rigoureusement les instructions liées à l’interdiction d’importer des produits fabriqués localement afin de protéger la production nationale. Le secteur industriel représente actuellement environ 5 à 6% du produit intérieur brut (PIB), ce qui «donne une idée de l’ampleur du défi que l’Algérie doit relever», a-t-il soutenu. Et d’assurer que «ce défi est à notre portée aujourd’hui et nous sommes décidés à le relever par des démarches concrètes et efficaces notamment en levant les obstacles rencontrés par les usines afin de leur permettre de participer, autant que possible, au revenu national, et de contribuer au parachèvement des projets en cours de réalisation ou gelés sur fond de calculs politiciens ou d’intérêts suspects». Evoquant les industries manufacturières, le Président a rappelé les instructions adressées aux banques et qui prévoient un financement à hauteur de 90% de la valeur des projets.
APS
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«Les préoccupations du simple citoyen sont au centre de mes priorités»
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que les préoccupations du simple citoyen étaient au centre de ses «priorités». «Les préoccupations du simple citoyen sont au centre de mes priorités d’où l’intérêt que j’attache aux détails», a souligné le Président Tebboune, évoquant le cas de jeunes investisseurs dont les projets ont été arrêtés ou gelés à cause de pratiques bureaucratiques ou en raison de la frilosité de certains responsables. Le président de la République a cité l’exemple d’un jeune éleveur de vaches laitières dans la wilaya d’Oran dont le projet a fait l’objet d’une décision de démolition, puisque situé dans une zone industrielle et non agricole. «Il aurait été plus judicieux de transférer l’activité de ce citoyen vers un autre lieu», a estimé le Président Tebboune.
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Le chef de l’Etat met en garde contre le blocage des projets d’investissement
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a ordonné, samedi à Alger, le Gouvernement de venir à bout, avant fin décembre courant, du traitement de tous les dossiers relatifs aux projets d’investissement, toujours à l’arrêt.
«Afin d’amorcer une nouvelle phase, le Gouvernement a été chargé de mener à bien cette mission avant la fin du mois courant», a précisé le Président Tebboune.
Les chiffres avancés par le chef de l’Etat ont fait ressortir jusque-là le déblocage de 57 projets sur 402 projets d’investissement en cours de réalisation ou bloqués pour des raisons administratives.
Le Gouvernement s’attèle actuellement à débloquer les projets restants, sachant que 29 projets demeurent à l’arrêt, pour la simple raison que la décision revient à leurs propriétaires et non à l’Administration, a expliqué M. Tebboune.
Il a fait savoir que la levée du gel de ces projets, prêts au lancement, est intervenue «en très peu de temps», ce qui suscite, a-t-il dit, des interrogations sur «les véritables raisons de ces obstacles». Considérant que certaines raisons derrière le blocage des projets d’investissement étaient «purement bureaucratiques», voire «banales» pour certains, le Président Tebboune a averti les parties qui entravent le lancement de ces projets que «leur entreprise est vouée à l’échec». «Entraver la réalisation de projets prêts au lancement pour des raisons bureaucratiques est un crime contre l’économie perpétré par des personnes qui défendent des intérêts douteux avec des calculs politiciens», a souligné M. Tebboune. «Il est inconcevable de geler des projets faute d’autorisations administratives malgré la mobilisation de milliards pour leur réalisation, c’est là «un comportement antipatriotique», a encore souligné le président de la République. Il a, par ailleurs, a appelé les investisseurs confrontés à des obstacles pour le lancement de leurs projets à prendre l’attache du Médiateur de la République pour signaler ces contraintes.
Dans et ordre d’idées, le chef de l’Etat a fait état de l’existence d’un bureau spécial auprès du Médiateur de la République, traitant de manière directe avec le Président de la République, qui reçoit les doléances des investisseurs lésés.
Il a exhorté les investisseurs à contacter «immédiatement» ce bureau dans l’objectif de traiter leurs réclamions et prendre les mesures adéquates pour y remédier.
- Tebboune a qualifié les pressions faites à certains investisseurs de «signes d’une grave dégradation qu’il convient de contrer».
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L’Agence nationale du foncier industriel opérationnelle en 2022
Le président de la République a, par ailleurs affirmé que l’Agence nationale du foncier industriel (ANFI) sera opérationnelle l’année prochaine. Le Président Tebboune a indiqué que cette agence spécialisée facilitera aux investisseurs l’acquisition d’assiettes foncières dans un court délai avant de procéder au retrait du foncier industriel auprès des walis et des présidents des assemblées locales. L’ANFI procédera à l’achat des assiettes foncières destinées à l’investissement relevant des zones industrielles, a indiqué le président de la République, ajoutant que les zones d’activité resteront sous la tutelle de l’administration locale. Il a appelé les responsables centraux et locaux à faciliter la mission des investisseurs, soutenant que «le bon responsable est celui qui facilite le développement local et non celui qui cherche des prétextes pour ne pas signer des autorisations prévues par la loi».
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Levée du gel de 581 demandes d’investissement
L’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) a procédé, jusqu’à fin novembre dernier, à la levée du gel de 581 demandes pour bénéficier des avantages octroyés par l’Etat au profit des investisseurs, a indiqué le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le Président Tebboune a affirmé que l’ANDI procèdera, au cours de la première semaine de décembre, à la levée du gel de 356 demandes supplémentaires. Cette démarche, a-t-il dit, permettra la création de plus de 75.000 postes d’emploi, un chiffre «consistant» qui aura un impact important sur la résorption du chômage.
APS
