La collecte du plastique figure désormais parmi les activités reconnues dans le cadre du statut d’auto-entrepreneur. Cette nouveauté s’inscrit dans un projet pilote destiné à soutenir un millier de personnes dans ce domaine, comme l’a annoncé Mme Nacima Arhab, secrétaire générale au ministère chargé de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises.
Par Dahmane Abderrahmane
Conduit en collaboration avec l’Agence nationale de gestion du microcrédit et l’Agence nationale de l’auto-entrepreneur, ce programme vise à accompagner les initiatives liées à la collecte, la transformation et le recyclage du plastique. Grâce à ce dispositif, les travailleurs concernés peuvent bénéficier de la carte d’auto-entrepreneur ainsi que d’un appui financier facilité.
Mme Arhab a précisé que les bénéficiaires peuvent obtenir un prêt sans apport initial, destiné à financer l’achat d’équipements ou de véhicules pour la collecte. Un accompagnement technique est également prévu dans le cadre de ce programme.
Le montant du crédit peut atteindre un million de dinars, selon les mêmes critères que ceux appliqués pour le microcrédit classique. Cette activité, désormais officiellement intégrée au registre des professions admissibles, est ouverte à toutes les catégories sociales, a-t-elle ajouté.
Cette mesure s’inscrit dans une stratégie nationale qui cherche à créer des emplois dans les domaines liés à l’économie circulaire et aux pratiques écologiques. Elle vise également à permettre aux travailleurs informels d’exercer légalement, tout en bénéficiant d’une couverture sociale complète et d’un régime fiscal allégé.
Mme Arhab a également indiqué que le nombre de détenteurs de la carte d’auto-entrepreneur dépasse largement les prévisions initiales, avec plus de 30 000 inscrits depuis son lancement en janvier 2024. Les métiers du numérique représentent à eux seuls 45 % des activités déclarées.
Aujourd’hui, le catalogue officiel de l’auto-entrepreneur regroupe plus de 1 300 activités. Ce statut est ouvert à toute personne physique exerçant à titre individuel, pour peu que son chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas cinq millions de dinars.
Parmi les nombreux avantages offerts par ce dispositif figurent l’exonération d’immatriculation au registre du commerce, la possibilité d’exercer sans local professionnel, un taux fiscal réduit à 0,5 % du chiffre d’affaires, ainsi que l’accès à la sécurité sociale et à la retraite.
Pour simplifier les démarches, un guide national de l’auto-entrepreneur a été mis en ligne sur la plateforme de l’agence compétente, une initiative annoncée par le ministre Noureddine Ouadah lors de l’ouverture de la première édition du Salon national de l’auto-entrepreneur.
Enfin, Mme Arhab a précisé que plus de 15 000 nouvelles demandes de carte ont été enregistrées. Celles-ci sont actuellement en cours d’examen grâce à des outils numériques intelligents développés en partenariat avec des étudiants de l’École nationale supérieure d’intelligence artificielle, qui permettent d’identifier automatiquement les activités admissibles selon les critères légaux.
D.A
