Des précipitations d’une intensité exceptionnelle se sont abattues sur la région centrale du Vietnam, provoquant d’importants dégâts humains et matériels. Selon un bilan publié dimanche, 35 personnes ont perdu la vie dans les provinces de Huê, Da Nang, Lam Dong et Quang Tri, tandis que cinq autres demeurent portées disparues. Les autorités ont signalé des pertes considérables, tant en termes de biens que de vies humaines.
Par Chaimaa Sadou
Le centre du Vietnam fait face à une situation particulièrement critique. Depuis une semaine, plusieurs provinces côtières subissent de fortes pluies continues, à l’origine de violentes inondations et de glissements de terrain menaçant les zones habitées.
À Huê, les pluies diluviennes ont provoqué une hausse spectaculaire du niveau de l’eau, atteignant 1,7 mètre en seulement vingt-quatre heures. Plus de 16 500 habitations ont été inondées. Dans la ville historique de Hoi An, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, les rues sont submergées jusqu’à la taille, rendant tout déplacement presque impossible. De nombreux commerces ont été touchés, leurs rez-de-chaussée entièrement envahis par les eaux.
Selon le ministère de l’Environnement, les dégâts matériels sont considérables : plusieurs routes ont été endommagées, plus de 5 000 hectares de terres agricoles détruits et près de 16 000 animaux ont péri. Les autorités locales appellent la population à la prudence et ont déployé des équipes d’intervention pour venir en aide aux sinistrés et sécuriser les zones les plus vulnérables.
Ce drame climatique met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité croissante des provinces côtières vietnamiennes face aux effets du changement climatique. Bien que le pays soit régulièrement frappé par des tempêtes tropicales, il est désormais confronté à des phénomènes météorologiques de plus en plus violents, fréquents et imprévisibles, illustrant les conséquences alarmantes du dérèglement climatique mondial.
C.S
