
Le dirigeant sahraoui Brahim Ghali, également secrétaire général du Front Polisario, a lancé un appel ferme à l’Organisation des Nations Unies pour qu’elle assume pleinement ses responsabilités vis-à-vis du Sahara occidental. Il a insisté sur l’urgence de permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit fondamental à l’autodétermination et à l’indépendance.
Par Karim-Akli Daoudi
Lors de l’ouverture de la 7ᵉ session ordinaire du Secrétariat national du Front Polisario, Brahim Ghali a souligné que la région du Sahara occidental relève directement du mandat des Nations Unies. Il a ainsi exhorté cette organisation à intervenir efficacement pour assurer la sécurité et la protection des Sahraouis sans défense, tout en exigeant le respect des promesses internationales liées à la décolonisation de ce territoire, présenté comme la dernière colonie du continent africain.
Le président a également dénoncé les exactions menées par l’État marocain dans les territoires sahraouis occupés. Selon lui, les autorités marocaines mettent en œuvre une politique de répression systématique, imposent un blocus sur la population, confisquent terres et richesses, et expulsent aussi bien les journalistes que les observateurs étrangers.
Il a mis en garde contre les tentatives de division orchestrées par l’occupant marocain, visant à affaiblir la cohésion nationale sahraouie et à discréditer le Front Polisario, reconnu comme seul représentant légitime du peuple sahraoui. À ce propos, il a accusé le Maroc d’employer des méthodes destructrices telles que la diffusion massive de drogues dans la région, le soutien à des groupes criminels transfrontaliers, ainsi que la complicité avec des réseaux terroristes. Il a également évoqué la mise en œuvre d’agendas déstabilisateurs servis par des puissances coloniales et sionistes.
En conclusion, Brahim Ghali a salué la résistance tenace des jeunes Sahraouis, qu’il a qualifiés de symboles de courage et de persévérance face à une occupation brutale.
KAD
