Abdelkrim Aouam, expert au Bureau national d’études du développement rural, a annoncé récemment à Médéa la mise en œuvre d’actions “prioritaires” et “ciblées” dans le cadre du nouveau plan d’action visant à réhabiliter le barrage vert.
Par Sirine Souaber
Lors d’un atelier organisé à l’Institut technologique spécialisé en polyculture de Médéa, en présence des agents de protection des forêts de sept wilayas, M. Aouam a indiqué à l’APS que le nouveau plan d’action, actuellement en cours d’élaboration avec le soutien de divers acteurs impliqués dans ce grand projet agricole, mettra en place des mesures visant à freiner la dégradation des zones les plus touchées du barrage vert, qui sont gravement affectées par le changement climatique et la désertification, devenant aujourd’hui un problème très préoccupant.
Selon la même source, les actions qui seront définies par tous les participants au projet de réhabilitation seront réparties sur toute la durée prévue pour sa mise en œuvre. Ces mesures viendront compléter les efforts déjà réalisés sur le terrain depuis de nombreuses années pour faire face aux aléas du changement climatique, notamment à travers la réalisation de travaux de plantation, la mobilisation des ressources en eau et l’octroi d’aides aux agriculteurs et aux habitants des régions concernées, y compris celles situées à proximité du barrage vert. L’expert a précisé que l’objectif principal de ces actions est de protéger l’écosystème national, de stabiliser les populations résidant dans ces zones et de favoriser leur maintien sur place.
Aouam a également expliqué que les interventions seront adaptées aux spécificités de chaque zone ciblée, en fonction de l’état de dégradation des parties du barrage vert concernées par le projet de réhabilitation.
Lors de cet atelier, consacré à l’élaboration d’un plan d’action destiné à revitaliser de vastes espaces agropastoraux situés dans les zones ciblées par le projet, des cadres des conservations des forêts des wilayas de Laghouat, Batna, Sétif, Biskra, Bouira, Bordj Bou Arréridj et Médéa ont participé activement aux travaux.
S.B
