La Galerie Baya du Palais de la Culture Moufdi-Zakaria accueille jusqu’au 11 octobre prochainl’exposition “Traces et dialogues : chronologie” de l’artiste plasticien Farid Izemmour.
Par Yakout Abina
L’artiste plasticien Farid Izemmour a inauguré, jeudi à Alger, son exposition Traces et dialogues : chronologie en présence du ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou. L’événement, qui se tient à la Galerie Baya du Palais de la Culture Moufdi-Zakaria, offre au public un voyage à travers les œuvres de l’artiste, marquant la rencontre entre l’expressionnisme abstrait et la calligraphie contemporaine.
L’exposition qui se tiendra jusqu’au 11 octobre prochain propose une immersion dans son univers avec 140 toiles aux formats variés, dont certaines sont encadrées et mises sous verre. Les œuvres sont réparties selon deux thématiques principales qui traversent le travail de l’artiste : “Traces” et “Dialogues”.Témoignant d’un vif intérêt pour l’exposition, le ministre de la Culture, M. Zouhir Ballalou, a parcouru l’intégralité des œuvres présentées,en écoutant attentivement les explications de l’artiste, qu’il a qualifié de “précieuses, pertinentes et très intéressantes.”
Les toiles de Farid Izemmour invitent le public à la réflexion, à travers les traits précis et les couleurs aux tons variés, ses œuvres ne se contentent pas d’être esthétiques elles poussent le visiteur à s’interroger.Selon un visiteur de l’exposition,Il estime que “le détail provocateur de toute cette belle chimie des émotions est commun à tous, il suffit juste de le trouver et de bien le titiller”.
Dans sa série “Traces”, l’artiste Farid Izemmour utilise une approche visuelle singulière. Ses toiles sont disposées selon la logique d’un polyptyque, c’est-à-dire une œuvre en plusieurs panneaux, qui se répondent les uns aux autres.Cette installation crée un effet de géométrie fractale, où les motifs se répètent et se prolongent de manière infinie, sans jamais être parfaitement identiques. Le résultat est une composition qui se lit comme les pages d’un roman, laissant le regard du visiteur actionner le processus d’une lecture aux sémantiques plurielles, car dans l’expressionnisme abstrait l’interprétation des œuvres racontant un vécu, demeure infiniment multiple.Plus philosophique, la série “Dialogues” invite le public à un questionnement sur des sujets qui nous sont communs,du quotidien dans ses phénomènes divers et ses différentes visions et tranches de vie.
L’expositiontraces et dialogues chronologiesoffre une sélection d’œuvres récentes qui explorent le point de rencontre entre deux courants majeurs, l’expressionnisme abstrait et la calligraphie contemporaine. Elle se veut comme un espace de dialogue où les signes, les couleurs et les mémoires se rencontrent, un lieu où l’art cherche à relier les cultures et les sensibilités.
Résumant judicieusement son approche et sa vision de l’Art sur sa page web, Farid Izemmour,explique que son art commence par une “ligne émanant de l’inconscient”, une approche qu’il qualifie “Entre ordre et désordre, déterminisme et aléatoire”.
Né le 24 septembre 1961, Farid Izemmour a manifesté très tôt un attrait pour le dessin des ses années d’école, son talent évident ne passe pas inaperçu et le conduit un peu plus tard à l’École des Beaux-Arts, une étape qu’il considérait comme le début d’un long parcours vers l’affirmation de son identité artistique.Parti en Suisse à 26 ans, il y restera une quarantaine d’années durant lesquelles il se formera et se perfectionnera,un perfectionnement qui l’a conduit à une notoriété internationale, car son travail a été exposé dans de nombreux pays, notamment en Allemagne, en Espagne, en France, en Suisse, aux États-Unis, en Grèce, en Italie et aux Pays-Bas.Ressentant l’appel de son pays, l’Algérie, l’artiste Farid Izemmour décide de rentrer définitivement et mettre la singularité de son savoir-faire artistique au service de la sublimation du patrimoine pluriel de sa patrie.
Y.A
