Le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a déclaré hier, dimanche à Alger, que le secteur industriel national prévoit de contribuer à hauteur de 10% au PIB de l’Algérie d’ici 2027, contre une contribution actuelle de 4,1%.
Par Wahiba Blida
S’exprimant lors du Forum d’El Moudjahid, il a passé en revue les principaux indicateurs du secteur, soulignant que l’industrie locale ambitionne d’accroître significativement sa part dans le PIB national, notamment à travers les secteurs de l’automobile, du ciment, du pharmaceutique et de la transformation, en particulier l’agroalimentaire.Il a mis en évidence les opportunités dans les secteurs automobile et pharmaceutique, qui présentent une forte demande, attirant à la fois les investissements locaux et étrangers. M. Aoun a également souligné les progrès réalisés dans diverses filières industrielles grâce à l’application d’une feuille de route ministérielle destinée à développer les industries à fort potentiel et à renforcer la chaîne de valeur dans des domaines tels que l’agroalimentaire, la sidérurgie, la chimie, la mécanique, le textile, les matériaux de construction et l’industrie pharmaceutique.Le ministre a expliqué que cette feuille de route vise également à éliminer les obstacles et contraintes affectant les projets existants, à renforcer le soutien aux entreprises industrielles publiques et privées pour améliorer leur compétitivité, et à contribuer aux réformes destinées à revitaliser les actifs économiques non exploités. Il a mentionné que ces réformes incluent des mesures pour améliorer la gouvernance des entreprises publiques, en rappelant la stratégie de son ministère pour mettre en place un système améliorant la gouvernance des groupes publics, notamment à travers des contrats de performance.
Près de 159.000 véhicules importés au titre des quotas de l’année 2023
Près de 159.000 véhicules ont été importés en Algérie en 2023 dans le cadre des quotas alloués à 24 concessionnaires, sur un total autorisé de 180.000 véhicules, a annoncé le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, dans le même contexte. Lors de sa présentation au Forum d’El Moudjahid sur les principaux indicateurs du secteur industriel, le ministre a spécifié qu’au 18 avril, le nombre de véhicules importés incluait 137 982 véhicules de tourisme, utilitaires et légers.M. Aoun a également exprimé des réserves concernant le comportement de certains concessionnaires qui n’ont pas respecté les cahiers des charges, notamment en ce qui concerne les délais de livraison, préjudiciant ainsi certains clients. “Face à ces pratiques illégales de certains concessionnaires, nous avons été amenés à mettre en place une plateforme de traitement des réclamations des clients il y a environ deux mois”, a-t-il déclaré, ajoutant que cette plateforme a reçu jusqu’à la veille environ 20.000 réclamations.Le ministre a indiqué que des mises en demeure ont été envoyées aux concessionnaires concernés, et que des retraits d’agrément pourraient être envisagés en cas de récidive.Concernant l’augmentation des taux d’intégration des véhicules, M. Aoun a expliqué que l’objectif est de développer un réseau de sous-traitance national permettant d’atteindre un taux d’intégration satisfaisant. Toutefois, il a souligné que l’essentiel reste la production, indépendamment de l’origine des pièces, en mentionnant que de grandes marques européennes fabriquent la majorité de leurs pièces hors de leurs pays d’origine.
La production pharmaceutique nationale est prévue pour atteindre plus de 4 milliards de dollars en 2024
Le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a, dans son interventionlors de sa participation au Forum d’El Moudjahid, annoncé que la production pharmaceutique nationale est prévue pour atteindre plus de 4 milliards de dollars en 2024, selon les prévisions du secteur. M. Aoun a révélé que la production pharmaceutique locale, qui inclut près de 300 unités publiques et privées, s’élevait à 3,56 milliards de dollars en 2023 et à 3,14 milliards de dollars en 2022, témoignant ainsi d’une croissance constante.Le ministre a également noté une baisse significative des importations dans ce secteur, passant de 1,422 milliard de dollars en 2022 à 1,293 milliard de dollars en 2023, avec une projection de réduction à 1 milliard de dollars en 2024. Il a ajouté que l’industrie locale devrait permettre d’atteindre un taux de couverture de 80,48% du marché pharmaceutique local d’ici la fin de l’année, soulignant que le pays produit actuellement plus de 3400 molécules de médicaments sur les 4500 disponibles sur le marché national.En parallèle, le ministre a mentionné des progrès significatifs dans d’autres secteurs industriels, notamment la production d’huile végétale avec l’usine “El Mahroussa” à Alger qui va bénéficier d’une extension pour augmenter la production d’huile de table. Il a aussi parlé de projets dans la transformation du sucre à Larbatache (Boumerdès) et de quatre projets de production de levure chimique à Tipaza, Djelfa, Chlef, et Oran. M. Aoun a mis en exergue le succès de l’industrie du ciment, avec des exportations atteignant 747 millions de dollars en 2023, ainsi que le secteur du fer et de l’acier qui place l’Algérie au troisième rang arabe, avec une production prévue de 4,2 millions de tonnes en 2024.De plus, il a abordé les préparatifs de l’Aid El Kebir, où il est prévu de collecter les peaux des moutons sacrifiés. Il a indiqué qu’après avoir récupéré 1,2 million de peaux sur 4 millions de têtes sacrifiées l’année dernière, des préparatifs ont été lancés un mois à l’avance pour augmenter la collecte cette année, afin de fournir des matières premières au secteur du cuir.
W.B
