Modernisation des usines/Hyundai lance Atlas, un inquiétant robot humanoïde

Hyundai a présenté son robot Atlas au CES 2026. Dans un pays déjà champion de la robotisation, l’annonce suscite des tensions, l’entreprise met en avant la sécurité des employés, tandis que les syndicats redoutent des suppressions d’emplois.

 

Par Yakout Abina

En Corée du Sud, le paysage industriel s’apprête à connaître une mutation profonde. Le géant industriel Hyundai a annoncé son intention d’intégrer des robots humanoïdes développés par l’entreprise elle-même au cœur de ses lignes de production. Mais cette avancée technologique suscite une douche froide chez les salariés. Les syndicats redoutent une substitution progressive de la main-d’œuvre humaine par les machines et ont déjà annoncé leur intention de s’opposer fermement à l’installation de ces robots.

À l’occasion du Consumer Electronics Show de Las Vegas, début 2026, Hyundai a présenté Atlas, un robot bipède de dernière génération. Conçu pour ressembler à un petit homme, il pèse 90 kilos et embarque une impressionnante quantité d’électronique. Le constructeur sud-coréen prévoit de déployer 30 000 exemplaires de ce robot dans ses usines d’ici la fin de la décennie, avec l’ambition de transformer en profondeur ses chaînes de production.

Pour Hyundai, l’introduction d’Atlas n’est pas une simple quête de profit, mais une avancée en matière de santé et sécurité au travail. Selon l’entreprise, ces machines doivent permettre d’éloigner les ouvriers des tâches les plus dangereuses et d’améliorer les conditions de travail.

Mais du côté des salariés, le discours ne convainc pas. Les syndicats voient dans cette innovation une menace directe pour l’emploi et dénoncent un risque de substitution de la main-d’œuvre humaine. Ils ont déjà annoncé qu’ils s’organiseront pour bloquer l’installation des robots sur les chaînes de production.

Pour Kim Hanju, responsable syndical de Hyundai, l’impact des robots humanoïdes sur l’emploi sera inévitable. Il ajoute que les syndicats n’avaient pas été consultés par la direction avant qu’elle ne dévoile son projet, estimant qu’un dialogue aurait dû s’imposer dès le départ.

Le syndicaliste rappelle une expérience similaire menée l’an dernier avec l’introduction de chiens-robots censés assurer la sécurité des employés. Selon lui, ces dispositifs se sont révélés être avant tout des outils de surveillance, déployés sans l’accord des travailleurs.

La Corée du Sud s’impose déjà comme le pays le plus robotisé au monde. En 2025, on y comptait plus de 1 000 robots pour 10 000 employés, un record mondial. Cette tendance devrait encore s’accélérer dans les années à venir, portée par les ambitions des grands groupes industriels.

Mais derrière cette modernisation se profile un risque de tensions sociales. L’essor des robots dans les usines pourrait provoquer de profonds conflits entre salariés et directions, partagés entre promesses de sécurité et craintes de suppression d’emplois.

Y.A

 

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