La ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a reçu mardi à Alger le directeur exécutif de l’Institut mondial de la croissance verte, Sang-Hyup Kim. Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la place centrale qu’occupe l’Algérie dans les efforts de promotion et de protection de l’environnement, notamment à travers l’expérience acquise dans le cadre du projet du Barrage vert.
Par Halim Dardar
Tenue au siège du ministère en présence de plusieurs cadres du secteur et d’une délégation d’experts du GGGI, l’audience a permis aux deux parties d’examiner les moyens de consolider la coopération dans le domaine de la croissance verte. Les discussions ont également porté sur les perspectives d’élargissement du partenariat entre le ministère et l’Institut, autour de plusieurs axes prioritaires.
Ces axes concernent principalement la promotion de l’économie verte, la valorisation et le développement de l’économie circulaire, la préservation de la biodiversité, ainsi que le renforcement de l’éducation environnementale et la mise en œuvre du projet de l’école modèle durable. L’ensemble de ces actions s’inscrit dans le cadre de la réalisation des Objectifs de développement durable, a précisé la ministre.
La rencontre a aussi été marquée par la présentation de la stratégie du ministère en matière de promotion de l’économie verte. Celle-ci repose notamment sur un programme visant à doter 2 500 clubs environnementaux d’équipements pédagogiques de qualité, l’installation de plus de 12 000 clubs à l’échelle nationale afin de renforcer les connaissances et les comportements écologiques, ainsi que sur l’investissement dans les infrastructures et les ressources dédiées au recyclage et à la valorisation des déchets, sans oublier le développement d’équipements respectueux de l’environnement.
Pour sa part, Sang-Hyup Kim a exprimé la volonté du GGGI de se positionner comme un partenaire fiable de l’Algérie dans la construction d’un avenir écologique durable. Il a estimé que le pays dispose de tous les atouts pour devenir un acteur régional et international majeur dans le domaine de la croissance verte, au regard de son rôle de premier plan et des initiatives qu’il conduit, à l’image du Barrage vert.
Le responsable du GGGI a également salué l’adhésion de l’Algérie, en juin 2025, à l’accord portant création de l’Institut mondial de la croissance verte, signé à Rio de Janeiro en juin 2012, qualifiant cette adhésion de stratégique et essentielle pour l’organisation.
Basé à Séoul, en Corée du Sud, le GGGI œuvre à la promotion du développement durable dans les pays en développement, émergents et les pays les moins avancés. Son action vise à soutenir et diffuser un nouveau modèle de croissance économique axé sur la réduction de la pauvreté, la création d’emplois et l’intégration sociale, tout en améliorant les conditions économiques, environnementales et sociales grâce à des partenariats durables.
H.D
