À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, célébrée chaque 20 novembre, le ministère palestinien de l’Éducation a rendu public un communiqué dressant un constat accablant. Les chiffres annoncés ce jeudi sont sans équivoque : on déplore plus de 19 000 élèves morts et approximativement 28 000 blessés depuis le début du conflit à Gaza, le 7 octobre 2023.
Par Karim-Akli Daoudi
Le ministère rapporte également que des centaines d’établissements scolaires, de crèches, de jardins d’enfants et de terrains de jeux ont subi des destructions totales ou partielles, aussi bien à Gaza qu’en Cisjordanie. Ces dommages matériels et humains surviennent dans un contexte que les autorités palestiniennes qualifient d’agression génocidaire.
En cette date symbolique dédiée à la défense des droits de l’enfant – protection, éducation, dignité, soins et loisirs –, le ministère souligne que les jeunes Palestiniens devraient pouvoir grandir dans un cadre stable, assurant une instruction sûre, gratuite et de qualité, conformément aux engagements internationaux.
Il est déploré qu’alors que la communauté internationale commémore cette journée, les exactions perpétrées par l’armée d’occupation et les colons se poursuivent contre les enfants, à Gaza, à Jérusalem et dans les zones dites « C ».
Chaque jour, de nouvelles vies d’enfants sont fauchées par les balles des forces d’occupation ou des colons. Ces pertes ne se résument pas à des nombres ; elles incarnent des rêves brisés, des avenirs anéantis en un instant.
Face à cette situation, le ministère en appelle à une protection immédiate des enfants et des élèves, à un soutien renforcé pour les opérations de secours et de reconstruction éducative, ainsi qu’à la réhabilitation des infrastructures scolaires. Il demande également l’extension des programmes de soutien psychologique et le maintien des investissements dans une éducation de qualité, garante de résilience.
KAD
